Répartition décembre 2025 : Le Burida dévoile les chiffres et six années d’évolution soutenue

Dr Ehouman Maxim, Directeur de la Répartition, a dévoilé un état complet des montants distribués aux ayants droit.
Dr Ehouman Maxim, Directeur de la Répartition, a dévoilé un état complet des montants distribués aux ayants droit.
Dr Ehouman Maxim, Directeur de la Répartition, a dévoilé un état complet des montants distribués aux ayants droit.

Répartition décembre 2025 : Le Burida dévoile les chiffres et six années d’évolution soutenue

Le 12/12/25 à 17:22
modifié 12/12/25 à 17:35
Le Bureau ivoirien du droit d’auteur (Burida) a animé, le vendredi 12 décembre 2025 à Cocody Angré 7ᵉ tranche, une conférence de presse consacrée à la répartition des droits d’auteur et droits voisins.

Trois points majeurs figuraient à l’ordre du jour : la répartition du 15 décembre 2025, l’état de l’assurance santé des créateurs pour l’année 2025, et la gestion des redevances durant la campagne des élections législatives.

2,5 milliards de FCFA répartis en décembre 2025

La répartition trimestrielle du 15 décembre 2025 s’élève à 2 525 376 157 FCFA, dont 1 604 445 140 FCFA pour les droits d’auteur, 920 931 017 FCFA pour les droits voisins.

Présentant ce premier volet, Dr Ehouman Maxim, Directeur de la Répartition, a dévoilé un état complet des montants distribués aux ayants droit. Cette répartition de fin d’année couvre l’ensemble des catégories artistiques, toutes les périodes d’exploitation ainsi que les différentes classes de répartition prévues par le règlement intérieur.

Il a également rappelé que les montants distribués incluent les droits collectés en Côte d'Ivoire, les droits étrangers reçus provenant des sociétés sœurs, ainsi que les droits étrangers envoyés aux ayants droits installés hors du pays.

Mme Doh Marie, Auditrice interne, s’est attardée sur la gestion des redevances
Mme Doh Marie, Auditrice interne, s’est attardée sur la gestion des redevances



Près de 10 000 bénéficiaires en décembre

Le ratio bénéficiaires/membres du Burida révèle les données suivantes :

• Sociétaires Burida : 10 520

• Bénéficiaires de la répartition du 15 décembre : 9 648

• Bénéficiaires membres : 8 967 (85,24%)

• Bénéficiaires percevant le SMIG : 4 371 (45,30%)

• Bénéficiaires non membres : 681

Droits étrangers, une réciprocité en forte progression

Dr Ehouman a mis en avant l’importance croissante de la coopération internationale.

Les droits étrangers reçus s’élève à 216 432 724 FCFA et les droits étrangers envoyés sont de 109 912 426 FCFA

Les montants reçus proviennent de la diffusion d’œuvres ivoiriennes à l’étranger, tandis que les montants envoyés correspondent aux revenus générés en Côte d’Ivoire par des œuvres gérées par des sociétés étrangères partenaires.

Cette dynamique de réciprocité contribue, depuis 2020, à l’augmentation régulière des sommes redistribuées.

Récapitulatif 2020–2025, une croissance régulière

Pour illustrer l’évolution des six dernières années, le Directeur de la Répartition a présenté les montants distribués de 2020 à 2025 :

• 2020 : 2 008 887 544 FCFA

• 2021 : 1 869 565 881 FCFA

• 2022 : 2 152 306 113 FCFA

• 2023 : 3 044 553 686 FCFA

• 2024 : 3 352 313 919 FCFA

• 2025 : 3 715 301 041 FCFA

Soit un total cumulé de 16 142 928 184 FCFA, marqué par une hausse de 362 987 122 FCFA entre 2024 et 2025.

Une période que le Burida qualifie de phase de stabilisation et de modernisation des mécanismes de répartition.

Assurance santé et redevances électorale

Le second exposé, présenté par M. Kouamé François, Chef du Département des Relations avec les Ayants droit, a porté sur la situation de l’assurance santé des créateurs en 2025. Il a dressé le point sur la prime d’assurance, les subventions accordées, l’évolution du nombre d’assurés, la consommation des soins. Il a indiqué que la situation demeure peu reluisante, appelant à une amélioration du dispositif.

Pour clore la rencontre, Mme Doh Marie, Auditrice interne, s’est attardée sur la gestion des redevances liées à l’utilisation des œuvres durant la campagne législative.

Elle a rappelé les obligations légales auxquelles sont soumis partis politiques, candidats et prestataires techniques dans l’exploitation d’œuvres protégées, soulignant la nécessité de respecter rigoureusement le cadre juridique en vigueur.



Le 12/12/25 à 17:22
modifié 12/12/25 à 17:35