La Cédéao se déclare «en état d'urgence»: aucun mécanisme formel actionné à ce stade

 Le président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Omar Touray, prend la parole lors des célébrations du 50e anniversaire de la CEDEAO à Accra, le 22 avril 2025. © AFP - NIPAH DENNIS
Le président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Omar Touray, prend la parole lors des célébrations du 50e anniversaire de la CEDEAO à Accra, le 22 avril 2025. © AFP - NIPAH DENNIS
Le président de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Omar Touray, prend la parole lors des célébrations du 50e anniversaire de la CEDEAO à Accra, le 22 avril 2025. © AFP - NIPAH DENNIS

La Cédéao se déclare «en état d'urgence»: aucun mécanisme formel actionné à ce stade

Par (RFI)
Le 10/12/25 à 14:44
modifié 10/12/25 à 14:50
« Il est justifié de déclarer que notre communauté est en état d’urgence ». Tels sont les propos tenus mardi 9 décembre par le président de la Commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, Omar Touray, devant le Conseil de médiation et de sécurité de la Cédéao. Deux jours après la tentative de putsch au Bénin, dix jours après celui de Guinée-Bissau, il faisait référence à la multiplication des coups d'État militaires ces dernières années et à l'expansion de la menace jihadiste dans la zone Cédéao. À ce stade, aucun mécanisme formel d'état d'urgence n'a été actionné.

« C'est juste une formule pour décrire la situation », décrypte un cadre de la Cédéao, qui précise que « pour l'instant, il n'y a pas encore de mécanisme spécifique validé par la conférence des chefs d'État ». Plusieurs experts sollicités par RFI expliquent d'ailleurs qu'il n'existe à proprement parler, dans les textes de la Cédéao, aucun statut d'état d'urgence à l'échelle communautaire, ni aucun précédent s'en rapprochant dans l'histoire de l'organisation.

Les sanctions économiques ou la suspension d'un État membre des instances de la Cédéao sont prévues par le Protocole sur la bonne gouvernance. Lorsque de telles sanctions avaient été décidées après les coups d'État militaires au Mali ou au Niger par exemple, aucun « état d'urgence de la Cédéao » n'avait été actionné – et pour cause, ce statut n'existe pas.

« Une idée qui n'a jamais quitté la Cédéao »

Lire la suite...

Par (RFI)
Le 10/12/25 à 14:44
modifié 10/12/25 à 14:50