Félix Houphouët-Boigny, premier Président ivoirien a été rappelé à Dieu le 7 décembre 1993. (Ph: Dr)
Félix Houphouët-Boigny, premier Président ivoirien a été rappelé à Dieu le 7 décembre 1993. (Ph: Dr)
Commémoration du 7 décembre : Hommage au Père fondateur
Le 7 décembre 1993, le premier Président de la République de Côte d'Ivoire s'est éteint, à Yamoussoukro, sa ville natale. 32 ans après, son souvenir est toujours vivace.
Ressouvenance. Le 7 décembre 2025, la Côte d’Ivoire s’arrêtera, encore une fois, pour commémorer le rappel à Dieu du Président Félix Houphouët-Boigny, disparu il y a maintenant trente-deux ans.
Trente-deux ans déjà que celui que les Ivoiriens appelaient affectueusement «Le Vieux» a quitté ce monde, mais dont la pensée, la vision et l’aura continuent d’habiter notre histoire commune. Car au-delà de la dimension politique de l’homme, c’est un esprit, une philosophie, une manière d’aimer la Côte d’Ivoire qui demeure vivante. Et c’est précisément parce que notre pays n’a pu éviter de graves crises depuis son départ que l’on mesure, avec encore plus d’acuité, la portée de son message et la profondeur de son héritage.
La figure de Félix Houphouët-Boigny est indissociable de la naissance de notre Nation. Il fut le maître d’œuvre de l’unité ivoirienne, le bâtisseur infatigable d’une paix sociale qu’il tenait pour condition première de tout développement.
Pour lui, la Côte d’Ivoire devait être une terre de dialogue, une patrie où les différences se rencontrent, s’apprivoisent et se fécondent, non une arène où elles s’affrontent. Il croyait profondément que la vraie force d’un pays réside dans sa capacité à faire vivre ensemble ses enfants, malgré leurs origines, leurs cultures, leurs langues ou leurs opinions diverses.
Il faisait confiance à l’homme, à sa bonté naturelle et à son désir de paix. Et c’est cette confiance qui cimenta la stabilité et la prospérité des premières décennies de notre indépendance.
Mais au fil du temps, les nuages se sont accumulés au-dessus de notre horizon national. La Côte d’Ivoire a connu des tensions sociales, des divisions politiques, des incompréhensions profondes et, malheureusement, des conflits qui ont laissé des traces douloureuses dans les mémoires.
Ces crises, que nul n’aurait souhaitées, ont montré combien il est difficile de préserver l’héritage de paix, lorsqu’il n’est plus incarné au quotidien par celui qui a porté cette valeur avec tant d’autorité morale. Elles ont révélé aussi combien l’esprit de Félix Houphouët-Boigny demeurait nécessaire pour guider les consciences et inspirer les décisions.
Car lorsqu’une nation traverse des épreuves, deux chemins s’ouvrent devant elle, comme le disait Guy Pierre Nouama, éminent journaliste, trop tôt disparu. Celui de l’endurcissement et celui de la réconciliation. Celui du ressentiment ou celui du pardon. Celui de l’affrontement ou celui du dialogue.
Félix Houphouët-Boigny nous a enseigné, par l’exemple, que la paix n’est jamais un acquis définitif, mais une quête quotidienne. Il disait que la paix n’était pas un vain mot, mais un comportement. Ce rappel est aujourd’hui plus que jamais d’actualité.
Les crises que nous n’avons pu éviter ne sont pas une fatalité, mais une leçon. Elles nous invitent à redécouvrir la valeur du dialogue franc, du respect des différences, de l’écoute de l’autre, même lorsque tout semble nous opposer.
Une présence silencieuse...
L’esprit du Père fondateur souffle encore sur la Côte d’Ivoire, comme une présence silencieuse mais insistante. Il nous rappelle que la construction nationale est un chantier permanent. Il nous invite à regarder en face nos blessures, non pour nous y enfermer, mais pour en sortir grandis.
Il nous pousse à inventer une nouvelle manière de vivre ensemble, fidèle à sa vision, mais adaptée aux défis du temps présent. Son héritage n’est pas un monument figé, mais une dynamo qui continue d’alimenter notre marche vers un avenir meilleur.
Cet esprit se manifeste chaque fois que des Ivoiriens choisissent la parole plutôt que la violence. Chaque fois qu’un village, un quartier, une communauté décide de surmonter les rancœurs pour renouer les liens fraternels. Chaque fois qu’un responsable politique privilégie l’intérêt général au détriment des ambitions personnelles.
Chaque fois que nos jeunes, au lieu de céder au désespoir, croient en leur pays et s’engagent pour sa transformation. Oui, l’esprit de Félix Houphouët-Boigny souffle lorsque la Côte d’Ivoire se relève, se reconstruit et apprend de ses erreurs.
Guy Pierre Nouama, l’un de nos maîtres, nous a enseigné que rendre hommage à Houphouët-Boigny aujourd’hui, ce n’est pas simplement évoquer un glorieux passé. C’est questionner notre présent et éclairer notre futur. C’est se demander si nous sommes fidèles à l’idéal qu’il a incarné. Celui d’une nation solidaire, ouverte au monde, hospitalière, respectueuse de ses citoyens et attachée à la justice.
C’est se demander si nous avons su préserver le sens du dialogue qu’il plaçait au-dessus de tout, lui qui n’hésitait jamais à tendre la main à ses adversaires, convaincu que la paix vaut toujours plus que la victoire.
Car l’un de ses plus grands enseignements demeure que la paix n’est pas le résultat d’un accord, mais l’émanation d’un esprit. Et cet esprit, nous en avons plus que jamais besoin. Notre pays se transforme, se modernise, se projette vers l’avenir avec détermination. Mais cette transformation ne sera durable que si elle repose sur un socle de concorde nationale.
Le développement n’a de sens que s’il bénéficie à tous, s’il renforce l’unité plutôt qu’il n’accentue les fractures. C’est là encore une leçon du Père fondateur.
En ce 32e anniversaire de son départ, nous célébrons l’homme d’État, le bâtisseur visionnaire, le guide moral dont les principes demeurent d’une surprenante actualité. Félix Houphouët-Boigny nous lègue un héritage que les années n’ont pas terni : la certitude que rien de durable ne se construit dans la division, la conviction que la paix est une valeur sacrée, la foi en la capacité de la Côte d’Ivoire à toujours retrouver le chemin de la fraternité.
Que cet esprit continue de souffler sur nous. Qu’il nous inspire humilité, sagesse et responsabilité. Qu’il éclaire nos choix collectifs et nous incite à cultiver la paix là où elle vacille, à rétablir la confiance là où elle s’effrite, à bâtir l’unité là où elle est menacée. Car le meilleur hommage que l’on puisse rendre à Félix Houphouët-Boigny, ce n’est pas seulement de célébrer sa mémoire. C’est de faire vivre, chaque jour, les valeurs qu’il a portées et léguées à la nation.
Puisse la Côte d’Ivoire, dans ses défis comme dans ses espoirs, garder vivante cette flamme qui fut la sienne. Puisse l’esprit du Père fondateur continuer de nous guider vers une paix durable, une fraternité sincère et un avenir partagé. Et puisse chaque Ivoirien, aujourd’hui et demain, contribuer à faire de notre pays une terre plus unie et plus forte.
La figure de Félix Houphouët-Boigny est indissociable de la naissance de notre Nation. Il fut le maître d’œuvre de l’unité ivoirienne, le bâtisseur infatigable d’une paix sociale qu’il tenait pour condition première de tout développement.
Pour lui, la Côte d’Ivoire devait être une terre de dialogue, une patrie où les différences se rencontrent, s’apprivoisent et se fécondent, non une arène où elles s’affrontent. Il croyait profondément que la vraie force d’un pays réside dans sa capacité à faire vivre ensemble ses enfants, malgré leurs origines, leurs cultures, leurs langues ou leurs opinions diverses.
Il faisait confiance à l’homme, à sa bonté naturelle et à son désir de paix. Et c’est cette confiance qui cimenta la stabilité et la prospérité des premières décennies de notre indépendance.
Mais au fil du temps, les nuages se sont accumulés au-dessus de notre horizon national. La Côte d’Ivoire a connu des tensions sociales, des divisions politiques, des incompréhensions profondes et, malheureusement, des conflits qui ont laissé des traces douloureuses dans les mémoires.
Ces crises, que nul n’aurait souhaitées, ont montré combien il est difficile de préserver l’héritage de paix, lorsqu’il n’est plus incarné au quotidien par celui qui a porté cette valeur avec tant d’autorité morale. Elles ont révélé aussi combien l’esprit de Félix Houphouët-Boigny demeurait nécessaire pour guider les consciences et inspirer les décisions.
Car lorsqu’une nation traverse des épreuves, deux chemins s’ouvrent devant elle, comme le disait Guy Pierre Nouama, éminent journaliste, trop tôt disparu. Celui de l’endurcissement et celui de la réconciliation. Celui du ressentiment ou celui du pardon. Celui de l’affrontement ou celui du dialogue.
Félix Houphouët-Boigny nous a enseigné, par l’exemple, que la paix n’est jamais un acquis définitif, mais une quête quotidienne. Il disait que la paix n’était pas un vain mot, mais un comportement. Ce rappel est aujourd’hui plus que jamais d’actualité.
Les crises que nous n’avons pu éviter ne sont pas une fatalité, mais une leçon. Elles nous invitent à redécouvrir la valeur du dialogue franc, du respect des différences, de l’écoute de l’autre, même lorsque tout semble nous opposer.
Une présence silencieuse...
L’esprit du Père fondateur souffle encore sur la Côte d’Ivoire, comme une présence silencieuse mais insistante. Il nous rappelle que la construction nationale est un chantier permanent. Il nous invite à regarder en face nos blessures, non pour nous y enfermer, mais pour en sortir grandis.
Il nous pousse à inventer une nouvelle manière de vivre ensemble, fidèle à sa vision, mais adaptée aux défis du temps présent. Son héritage n’est pas un monument figé, mais une dynamo qui continue d’alimenter notre marche vers un avenir meilleur.
Cet esprit se manifeste chaque fois que des Ivoiriens choisissent la parole plutôt que la violence. Chaque fois qu’un village, un quartier, une communauté décide de surmonter les rancœurs pour renouer les liens fraternels. Chaque fois qu’un responsable politique privilégie l’intérêt général au détriment des ambitions personnelles.
Chaque fois que nos jeunes, au lieu de céder au désespoir, croient en leur pays et s’engagent pour sa transformation. Oui, l’esprit de Félix Houphouët-Boigny souffle lorsque la Côte d’Ivoire se relève, se reconstruit et apprend de ses erreurs.
Guy Pierre Nouama, l’un de nos maîtres, nous a enseigné que rendre hommage à Houphouët-Boigny aujourd’hui, ce n’est pas simplement évoquer un glorieux passé. C’est questionner notre présent et éclairer notre futur. C’est se demander si nous sommes fidèles à l’idéal qu’il a incarné. Celui d’une nation solidaire, ouverte au monde, hospitalière, respectueuse de ses citoyens et attachée à la justice.
C’est se demander si nous avons su préserver le sens du dialogue qu’il plaçait au-dessus de tout, lui qui n’hésitait jamais à tendre la main à ses adversaires, convaincu que la paix vaut toujours plus que la victoire.
Car l’un de ses plus grands enseignements demeure que la paix n’est pas le résultat d’un accord, mais l’émanation d’un esprit. Et cet esprit, nous en avons plus que jamais besoin. Notre pays se transforme, se modernise, se projette vers l’avenir avec détermination. Mais cette transformation ne sera durable que si elle repose sur un socle de concorde nationale.
Le développement n’a de sens que s’il bénéficie à tous, s’il renforce l’unité plutôt qu’il n’accentue les fractures. C’est là encore une leçon du Père fondateur.
En ce 32e anniversaire de son départ, nous célébrons l’homme d’État, le bâtisseur visionnaire, le guide moral dont les principes demeurent d’une surprenante actualité. Félix Houphouët-Boigny nous lègue un héritage que les années n’ont pas terni : la certitude que rien de durable ne se construit dans la division, la conviction que la paix est une valeur sacrée, la foi en la capacité de la Côte d’Ivoire à toujours retrouver le chemin de la fraternité.
Que cet esprit continue de souffler sur nous. Qu’il nous inspire humilité, sagesse et responsabilité. Qu’il éclaire nos choix collectifs et nous incite à cultiver la paix là où elle vacille, à rétablir la confiance là où elle s’effrite, à bâtir l’unité là où elle est menacée. Car le meilleur hommage que l’on puisse rendre à Félix Houphouët-Boigny, ce n’est pas seulement de célébrer sa mémoire. C’est de faire vivre, chaque jour, les valeurs qu’il a portées et léguées à la nation.
Puisse la Côte d’Ivoire, dans ses défis comme dans ses espoirs, garder vivante cette flamme qui fut la sienne. Puisse l’esprit du Père fondateur continuer de nous guider vers une paix durable, une fraternité sincère et un avenir partagé. Et puisse chaque Ivoirien, aujourd’hui et demain, contribuer à faire de notre pays une terre plus unie et plus forte.