Protection sociale dans le secteur agricole/Beugré Mambé: "Nous marchons ensemble pour une Côte d’Ivoire prospère, solidaire et qui sait partager le fruit de ses richesses"
« Le Pips s’articule autour de trois principes fondamentaux : l’inclusion comme boussole, la durabilité comme horizon et la participation comme moteur. Nous marchons ensemble pour une Côte d’Ivoire grande, prospère, solidaire, une Côte d’Ivoire qui sait partager le fruit de ses richesses », a déclaré le Premier ministre.
Mais avant, Me Adama Kamara, ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, a souligné que ce programme est le fruit d’une coopération exemplaire avec la Fao. « Les acteurs des secteurs agricole et informel restent parmi les plus exposés aux aléas du quotidien, alors même qu’ils constituent le socle de notre économie. Face à cette réalité, le gouvernement, sous l’impulsion de SEM. le Président de la République, a posé de solides fondations », a-t-il annoncé.
De plus, dira-t-il, l’engagement du Chef de l’Etat a favorisé l’accès des acteurs des secteurs agricole et informel à la protection sociale. Il s’agit notamment de la prise en charge des cotisations Cmu et du ticket modérateur pour les producteurs du binôme café-cacao, par le Conseil, instituée par décret ; de l’accès aux soins et aux médicaments, dans le cadre de la Cmu, des acteurs du secteur informel, sans cotisations préalables et cela sur 8 mois, en 2025 et l’institution, par décret, du prélèvement à la source, par les collectivités locales, des cotisations Cmu des acteurs économiques assujettis à la taxe de l’entreprenant.
« Notre objectif doit être de protéger efficacement nos producteurs contre les vulnérabilités liées à la maladie et à la retraite et hisser notre pays dans le cercle des nations qui promeut le plus la justice sociale. La vision du gouvernement obéit à une démarche scientifique et humaniste », a-t-il ajouté.
Pour lui, le Pips est la preuve que la Côte d’Ivoire refuse de laisser dans l’ombre des millions d’acteurs essentiels à son développement. Il traduit une volonté politique forte : faire en sorte que la protection sociale devienne un droit effectif pour les acteurs des secteurs agricole et informel.
« Avec le Pips, les taux d’enrôlement social et de cotisation peuvent augmenter de plus de 25 % en une année. Il vise à mobiliser 7 000 coopératives agricoles et artisanales comme de véritables moteurs de la formalisation sociale. Près de 70% du budget total est consacré à soutenir la production, la transformation et la commercialisation afin de générer des revenus supplémentaires », a-t-il conclu.
Déployé dans les neuf agropoles du pays, le Pips créera des centaines de milliers d’emplois ; donnera à des dizaines de milliers de femmes, les moyens de s’autonomiser ; renforcera les recettes publiques et réduira les vulnérabilités dans les zones rurales.
Il permettra surtout à des millions d’acteurs agricoles et informels d’intégrer pleinement la Cmu et le Rsti, faisant progresser le système de protection sociale comme jamais auparavant.