38ᵉ Journée mondiale de lutte contre le Sida: Un appel à la mobilisation des forces vives pour combattre la pandémie

Les acteurs et les partenaires ont fait une processus à travers les principales artères du centre-ville. (Ph: Dr)
Les acteurs et les partenaires ont fait une processus à travers les principales artères du centre-ville. (Ph: Dr)
Les acteurs et les partenaires ont fait une processus à travers les principales artères du centre-ville. (Ph: Dr)

38ᵉ Journée mondiale de lutte contre le Sida: Un appel à la mobilisation des forces vives pour combattre la pandémie

Le 01/12/25 à 15:13
modifié 01/12/25 à 15:38
Le taux de prévalence dans le Gbêkê est de 1,94 %, au-dessus de la moyenne nationale.
L’Onusida, en collaboration avec le Conseil national des droits de l’Homme (Cndh), Nova+ et le Centre SAS, a organisé le samedi 29 novembre 2025, la 38ᵉ Journée mondiale de lutte contre le Sida, au Centre culturel Jacques Aka de Bouaké.

Cette journée, inscrite dans le cadre de la quinzaine des droits de l’Homme, a réuni acteurs institutionnels, organisations communautaires et partenaires techniques autour du thème : « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au Sida ».

Dr Aboubacary Coulibaly, directeur régional de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, représentant le Pr Mamadou Samba, directeur général de la Santé, a invité les communautés à renforcer leur engagement dans la lutte contre cette pandémie.

Pour lui, le thème constitue un appel à la résilience dans la lutte contre le Vih/Sida. « Je voudrais donc inviter toutes les forces vives de la région de Gbêkê — les collectivités territoriales, les cadres, les élus, les opérateurs économiques, les Ong, ainsi que toutes les personnes de bonne volonté — à se joindre aux acteurs de la santé que nous sommes, afin qu’ensemble, nous puissions relever ce défi dans la région », a-t-il exhorté.

La Côte d’Ivoire, engagée dans une lutte résolue contre le Sida, voit ses efforts porter des fruits sur le terrain. Selon Dr Aboubacary Coulibaly, le pays a enregistré une baisse drastique de 67 % des nouvelles infections et de 75 % des décès liés au Sida.

« Ces résultats sont certes éloquents, cependant, ils ne doivent pas occulter les défis qui restent à relever, notamment au plan national, où nous constatons que la prévalence demeure élevée chez les femmes, avec 2,42 % contre 0,96 % chez les hommes », a-t-il révélé. Il a également précisé que, dans le Gbêkê, le taux de prévalence s’élève à 1,94 %, soit un niveau supérieur à la moyenne nationale de 1,7 %.

Au nom de Namizata Sangaré, présidente du Cndh, Carine Keffa, présidente du Conseil régional du Cndh de Gbêkê, a réaffirmé l’engagement de l’institution à inscrire la lutte contre le Sida au cœur des droits humains.

« En ce jour du 29 novembre, avec l’esprit du 1ᵉʳ décembre dans nos cœurs, nous réaffirmons notre engagement ferme : protéger les droits, soutenir les communautés, défendre la dignité humaine et bâtir ensemble une Côte d’Ivoire où le Vih n’est plus un frein à la vie, mais un combat que nous sommes collectivement en train de gagner », a-t-elle assuré.

Pour sa part, Henk Van Renterghem, directeur pays de l’Onusida, a réitéré la volonté de son institution de continuer à accompagner la Côte d’Ivoire dans ses efforts pour mobiliser des fonds auprès des partenaires internationaux, en vue de poursuivre et renforcer les programmes essentiels et vitaux de lutte contre le Sida, tels que le dépistage, l’accès aux Arv et la promotion du préservatif.

Notons qu’une procession a eu lieu à travers certaines artères du centre-ville.

CORRESPONDANT RÉGIONAL


Le 01/12/25 à 15:13
modifié 01/12/25 à 15:38