Tonkpi : Après les incidents du 1ᵉʳ novembre, les cadres resserrent les rangs autour du ministre Vagondo

Tonkpi : Après les incidents du 1ᵉʳ novembre, les cadres resserrent les rangs autour du ministre Vagondo

Le 01/12/25 à 12:35
modifié 01/12/25 à 12:52
Les forces vives de la région du Tonkpi se sont retrouvées le samedi 29 novembre 2025, à Abidjan, autour de la ministre d’État Anne Désirée Ouloto-Lamizana, pour une rencontre placée sous le sceau de l’apaisement et de la cohésion.

Cette réunion intervient à la suite des incidents survenus le 1ᵉʳ novembre 2025, à Biankouma, en marge d’une cérémonie d’hommage au Président de la République, émaillée par des tensions entre partisans de deux candidats du Rhdp en lice pour les législatives de 2025.

Face aux cadres, élus, jeunes, femmes et autorités traditionnelles du Tonkpi, Anne Ouloto a tenu un discours ferme, empreint de responsabilité. « Allons à Biankouma. Allons achever ce que nous avons commencé. Allons créer un ordre normal de vie où l’aîné reste l’aîné, où chacun connaît ses limites », a-t-elle déclaré, appelant chacun à demeurer à sa place pour préserver l’unité de la région.

La ministre d’État a rappelé que cette rencontre devait être abordée comme une réunion familiale, conformément à la vision d’une « grande Côte d’Ivoire bâtie par des hommes et des femmes de valeur ». Elle a également invité les cadres à consolider la paix sociale, en veillant à ne pas franchir certaines limites susceptibles de fragiliser la cohésion communautaire.

Revenant sur l’incident de Biankouma, Anne Ouloto a exprimé sa solidarité au ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général de corps d’armée Vagondo Diomandé. « J’ai mal », a-t-elle affirmé.

Présent à la rencontre, le député de San Pedro, Félix Anoblé, proche du ministre, a, pour sa part, exhorté les populations à ne pas briser l’élan engagé.

No Image



« On n’allume pas une lampe pour la cacher sous le boisseau. Le Président Alassane Ouattara a allumé une grande lampe pour le Tonkpi. Si vous la couvrez, elle ne vous éclairera pas », a-t-il lancé, appelant la communauté à saisir cette opportunité et à soutenir le ministre.

Visiblement ému, le ministre Vagondo Diomandé a interrogé l’assistance : « Pourquoi ? Qu’est-ce que j’ai fait que je n’aurais pas dû faire ? » Sans amertume, il a appelé à une introspection collective, tout en réaffirmant sa détermination à servir. « Mon souhait a toujours été que, le jour où je ne serai plus là, une seule personne se souvienne que c’est grâce à Vagondo qu’elle a eu telle chose », a-t-il confié. Il a, par ailleurs, invité ses parents du Tonkpi à présenter des excuses au Chef de l’État pour l’incident.

Le maire de Biankouma, Maniga Gba Jean-Jacques, a ouvert la rencontre en rappelant la gravité des actes posés le 1ᵉʳ novembre. « Se taire et observer, c’est de la lâcheté. Se taire pour plaire, c’est de l’hypocrisie », a-t-il dénoncé, appelant à un sursaut collectif.

Les interventions des jeunes, des femmes, des cadres et des chefs traditionnels ont toutes convergé vers un même objectif : préserver la cohésion et faire rayonner les valeurs du Tonkpi.

Pour rappel, des tensions étaient survenues lors d’une cérémonie d’hommage au Chef de l’État, lorsque des cadres avaient sollicité la candidature du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité pour les législatives de 2025 à Biankouma.

Didier ASSOUMOU



Le 01/12/25 à 12:35
modifié 01/12/25 à 12:52