Droit de la femme : Germaine Boni décroche le certificat du Cndh
Selon Namizata Sangaré, présidente du Cndh, ces auditeurs ont « approfondi » leurs connaissances sur les instruments et mécanismes internationaux, régionaux et nationaux qui assurent la protection et la défense des droits de l’homme et de la femme. Ils sont composés, entre autres, de professionnels issus de tous les corps de métier. Ce sont notamment des médecins, des journalistes, des greffiers, des banquiers ainsi que des forces de l’ordre et de sécurité.
Elle a expliqué que, sur plus de 700 dossiers reçus pour la formation en Didh, 160 ont été retenus. Les auditeurs ont suivi les cours pendant 6 mois. 155 d’entre eux ont obtenu leur certificat de réussite, après évaluation.
Quant à la seconde promotion qui portait sur le Droit de la femme, elle a reçu 224 auditeurs qui ont participé à la formation, durant 3 mois, avec un taux de réussite de 100%.
L’Uddh, au dire de Namizata Sangaré, « connaît aujourd’hui un véritable succès caractérisé par un intérêt croissant pour la thématique des droits de l’homme ».
Pour l’appel à candidatures de la prochaine formation en Didh, dont les cours débutent le 16 janvier 2026, ce sont 433 dossiers qui ont déjà été réceptionnés. Les postulants sont issus de la Côte d’Ivoire, du Bénin, de la Centrafrique, de la Rdc et des États-Unis. Quant à l’appel à candidatures lancé pour le recrutement en Droit des enfants, 1 200 dossiers ont été réceptionnés.
La présidente du Cndh a signifié que, depuis la mise en place de l’Uddh, le 1ᵉʳ février 2018, 4 140 personnes ont bénéficié de différentes formations. « J’adresse nos remerciements à tous les responsables des organisations et structures nationales et internationales qui acceptent de mettre à la disposition de l’Uddh les formateurs pour animer les thématiques en lien avec leur mandat », a-t-elle affirmé.
Pour le président de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire (Cnrct), Nanan Amon Désiré Tanoé, invité spécial de la cérémonie, la maitrise de droits de l’Homme est importante pour la stabilité. Cela, dans un monde où les conflits, la désinformation et d’autres maux fragilisent la société.
« Je mesure la profondeur de ce moment, car dans nos communautés, depuis des siècles, les garants de la tradition sont aussi les garants de la dignité humaine... Au-delà de la connaissance, c’est un appel que vous avez reçu. Vous êtes désormais des éclaireurs dans des zones de fragilité sociale. Vous êtes les ponts entre l’État et les populations, entre les textes et les réalités du terrain, les droits et les devoirs. Vous êtes enfin des artisans de paix », a-t-il déclaré.
À l’en croire, la Côte d’Ivoire a réalisé des progrès remarquables en matière de promotion des droits humains, l’existence de l’Uddh en est la preuve.
De leur côté, Sémien France Adélaïde Ghislaine, déléguée des auditeurs en Didh, et Tadesse Sammy Joyce Amenan, représentant la cohorte en Droit de la femme, ont remercié le Cndh pour cette opportunité.
DANIELLE SERI (Stagiaire)