Mérite : L’Ufrica rend hommage au professeur Hugues Koné
Le conseiller technique, Sanogo Bakary, représentant le ministre de la Communication, Amadou Coulibaly, parrain de l’événement, a souligné que le professeur Hugues Koné est une figure de proue de la science et de la communication en Côte d’Ivoire et dans la sous-région. « Ses publications, ses enseignements et les responsabilités qu’il a occupées dans diverses institutions dans le système des Nations unies en sont l’expression éloquente », a déclaré l’émissaire du ministre Amadou Coulibaly.
Pour lui, la communication au cœur de ce colloque n’est pas un simple outil technique, elle est un vecteur de la démocratie, de la transparence et de la cohésion sociale. « La communication doit savoir s’adapter aux défis nouveaux que sont la désinformation, la fracture numérique, la vitesse de propagation de l’information et la nécessaire protection de nos espaces public et privé », dit-il.
C’est pourquoi il souhaite que les travaux de ce colloque aboutissent à des recommandations concrètes, innovantes et structurantes pour les institutions, ainsi que les entreprises. « Vos engagements, expertises et créativités sont indispensables pour une communication responsable et inclusive », a insisté Sanogo Bakary.
Le directeur de cabinet, professeur Arsène Kobéa, représentant le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le professeur Adama Diawara, a, au nom du gouvernement, salué les organisateurs de ce colloque scientifique qui contribue à faire rayonner la pensée universitaire ivoirienne. « Les travaux d’Hugues Koné sur la contextualisation de la communication de développement demeurent aujourd’hui, une référence pour les chercheurs et praticiens. Rendre hommage à un tel universitaire, c’est non seulement célébrer un parcours exemplaire mais aussi raviver la flamme de la recherche scientifique engagée, utile et adaptée aux réalités africaines », a-t-il déclaré.
Selon lui, le défi de la contextualisation interpelle l’ensemble de la communauté scientifique : les enseignants-chercheurs dans leur approche théorique et méthodologique, les institutions de formation dans l’élaboration de leurs curricula, les décideurs publics dans l’harmonisation de la recherche locale, et les praticiens de la communication dans la définition de stratégies au service du développement durable.
« Le gouvernement, à travers le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, place la recherche scientifique au cœur du développement national », a-t-il indiqué, saluant l’organisation de ce colloque qui favorise la réflexion, la production d’un savoir endogène et la diffusion de la pensée africaine.
Pour le président de l’Université Félix Houphouët-Boigny, le professeur Ballo Zié, le professeur Hugues Koné a su, tout au long de sa carrière, concilier excellence scientifique, rigueur méthodologique et sens aigü du devoir académique. « Par son travail de recherche, il a participé activement à l’enrichissement théorique et psychologique des sciences de l’information et de la communication, en intégrant avec finesse l’esprit socioculturel africain dans la réflexion communicationnelle contemporaine », fait-il savoir.
Quant au professeur Hugues Koné, il a exprimé sa gratitude aux organisateurs pour leur initiative. « Le fait d’avoir organisé cet événement scientifique, où la dimension humaine côtoie la dimension académique, est un témoignage, puisque les jeunes générations ont observé ce que j’ai pu accomplir dans le monde académique et du développement, ont jugé, et ont estimé que mon parcours méritait d’être célébré », s’est-il félicité, exhortant la nouvelle génération au travail.
« Il faut repousser ses limites, sortir de sa zone de confort, y compris sur le plan linguistique, parce que, qu’on le veuille ou non, la communication est dominée par le monde anglophone. Si vous restez enfermés dans le monde francophone, vous risquez de rater de grandes opportunités », a conseillé le professeur Hugues Koné.