"Prix Baobab" 2025 : In Koli Jean Bofane sacré à Montréal, la littérature africaine en pleine effervescence

Marine Gurnade, Directrice Relations éditeurs & Stratégies commerciales a récupéré le prix du laureat, absent
Marine Gurnade, Directrice Relations éditeurs & Stratégies commerciales a récupéré le prix du laureat, absent
Marine Gurnade, Directrice Relations éditeurs & Stratégies commerciales a récupéré le prix du laureat, absent

"Prix Baobab" 2025 : In Koli Jean Bofane sacré à Montréal, la littérature africaine en pleine effervescence

Le 25/11/25 à 13:09
modifié 25/11/25 à 15:24
In Koli Jean Bofane triomphe au Prix Baobab 2025 avec « Nation cannibale »

Le Salon du livre de Montréal était, le 22 novembre 2025, au rythme de la littérature africaine. Dans le prestigieux cadre du Palais des congrès, à l’Espace Radio-Canada, l’Académie des Baobabs a dévoilé le palmarès de l’édition 2025 de son prix littéraire, consacré aux écrivains africains et de la diaspora.

Le Grand Prix Baobab du meilleur roman africain a couronné l’auteur congolais In Koli Jean Bofane pour son ouvrage « Nation cannibale », paru aux Éditions Denoël. Une consécration de plus pour cet écrivain talentueux, exilé en Belgique depuis 1993, et dont la plume ne cesse d’interroger les complexités du continent.

Photo d'ensemble des auteurs distingués
Photo d'ensemble des auteurs distingués



Selon la note de presse reçue le lundi 24 novembre, le lauréat rejoint un cercle prestigieux d’écrivains primés ces dernières années : l’Algérien Yasmina Khadra en 2021, le Guinéen Tierno Monénembo en 2022, le Soudanais Abdelaziz Baraka Sakin en 2023 et le Nigérian Wolé Soyinka en 2024. Chaque édition du Prix Baobab met en lumière les tendances littéraires africaines, tout en encourageant la lecture auprès des jeunes, mission centrale de l’Académie des Baobabs.

Un verdict salué pour l’originalité et la puissance narrative

L’annonce du lauréat a été faite par Dramane K. Denkêss , journaliste, écrivain et coordonnateur général de l’Académie. Il a porté la voix unanime du jury, impressionné par la force dramaturgique et l’émotion profonde qui traversent le roman primé. « L’approche dramatique de l’œuvre et une excellente teneur émotionnelle caractérisent cet ouvrage », a-t-il indiqué devant un public conquis.

Absent lors de la cérémonie, In Koli Jean Bofane a été représenté par Marine Gurnade, Directrice Relations éditeurs & Stratégies commerciales chez Gallimard Canada, qui a reçu le prix en son nom, saluant l’honneur fait à l’auteur et à son œuvre.

Des distinctions multiples et une édition particulièrement riche

La soirée a également été marquée par plusieurs autres distinctions. Le jury a décerné une mention spéciale à l’Algérienne Asya Djoulait pour son roman Ibn, saluant une écriture audacieuse et une thématique maîtrisée.

Le Baobab d’honneur a récompensé l’écrivaine Nassira Belloula pour l’ensemble de son œuvre, une reconnaissance très applaudie.

Le Baobab du premier roman, qui met en valeur les auteurs émergents, est revenu au jeune Togolais Jean-Christophe Folly pour Benoit Blues, un texte prometteur qui annonce une nouvelle voix à suivre sur la scène littéraire africaine.

Grande innovation de cette édition : l’instauration du Baobab de la poésie, inauguré par la Tunisienne Leila Young, récompensée pour son recueil Rupture et avènement. Une manière pour l’Académie d’élargir encore l’éventail des formes littéraires célébrées.

Des tableaux d’honneur pour les bâtisseurs du livre africain

Fidèle à sa tradition, l’Académie des Baobabs a également remis cinq tableaux d’honneur à des personnalités ayant œuvré à la promotion du livre africain. Parmi elles:

• SEM Ibrahim Touré, écrivain et ambassadeur de Côte d’Ivoire à Washington,

• Ange Félix N’Dakpri, Commissaire général du Salon international du livre d’Abidjan,

• Louisa Lafable, autrice,

• Marly Bah, ex-directrice du Bureau du Québec à Abidjan,

• Nicole Baptiste, présidente du Salon afro-canadien du livre.

Dans le même esprit de reconnaissance, des Stylos d’honneur ont été remis à Rose Camille, Tamara Argentin, Yannick Létourneau, Djely Tapa et Rebecca Jean pour leur engagement en faveur de la création littéraire.

La touche musicale de la soirée a été assurée par les artistes Salif O. (Burkina Faso), Aziz Sisten’K et Adama Daou (Mali), offrant une ambiance chaleureuse et authentique.

Le public, nombreux, a pleinement participé à cette célébration du livre africain. En plus de rencontrer des auteurs de divers horizons, les visiteurs ont eu l’opportunité de gagner des exemplaires des 52 ouvrages en compétition pour cette édition 2025.

À Montréal, cette soirée aura consacré non seulement un lauréat, mais surtout la vitalité et la diversité de la création littéraire africaine, plus vibrante que jamais.



Le 25/11/25 à 13:09
modifié 25/11/25 à 15:24