Budget 2026 : Le ministre Laurent Tchagba obtient le soutien unanime des parlementaires pour 103,197 milliards FCFA

Laurent Tchagba, ministre des Eaux et Forêts
Laurent Tchagba, ministre des Eaux et Forêts
Laurent Tchagba, ministre des Eaux et Forêts

Budget 2026 : Le ministre Laurent Tchagba obtient le soutien unanime des parlementaires pour 103,197 milliards FCFA

Le 21/11/25 à 13:32
modifié 21/11/25 à 13:40
Le ministre des Eaux et Forêts, Laurent Tchagba, a obtenu, le jeudi 20 novembre 2025, un soutien sans réserve des députés membres de la Commission des affaires économiques et financières (CAEF) pour le budget 2026 de son département, arrêté à 103,197 milliards de FCFA. Présenté à l’hémicycle par le ministre de l’Emploi et de la Protection sociale, Me Adama Kamara, ce budget ambitieux s’articule autour de cinq programmes stratégiques destinés à accélérer la transformation du secteur forestier, faunique et hydrique en Côte d’Ivoire.

D’entrée, Me Adama Kamara a mis en lumière la cohérence et la pertinence de la stratégie portée par Laurent Tchagba, fondée sur la gestion durable des forêts et de la faune, la préservation des ressources en eau et la modernisation du cadre institutionnel. L’un des points majeurs de cette enveloppe concerne les investissements prioritaires regroupés en onze projets structurants, représentant un coût global de 11,813 milliards de FCFA.

Parmi ces projets figure la deuxième phase du Projet d’investissement forestier, essentielle pour renforcer la résilience écologique et lutter contre la dégradation continue du couvert végétal. Le budget finance également des actions prévues par la loi de programmation de la sécurité intérieure, notamment la surveillance renforcée des massifs forestiers et la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles.

D’autres initiatives emblématiques ont été saluées par les députés, telles que la sauvegarde du bois de vène dans les forêts classées de Palé et Boundiali, un patrimoine menacé, ainsi que le soutien à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts. Ces actions s’inscrivent pleinement dans l’ambition nationale de restaurer 20 % du couvert forestier d’ici 2030.

Le budget 2026 met également un accent particulier sur les innovations technologiques, notamment l’usage de systèmes GPS pour le suivi des éléphants en conflit avec les populations, et la surveillance satellitaire de la faune, afin de mieux prévenir le braconnage et renforcer la conservation de la biodiversité.

Sur le volet hydrique, le ministère prévoit d’intensifier la gestion intégrée des ressources en eau, avec des actions ciblées dans les bassins versants du Bandama et du Sassandra, ainsi que dans la mise en œuvre du Programme intégré de développement et d’adaptation au changement climatique dans le bassin du Niger (PIDACC/BN). L’objectif est de sécuriser l’accès à une eau de qualité pour les populations, tout en renforçant la résilience climatique.

Par ailleurs, le projet de budget prévoit un ensemble de réformes institutionnelles, dont la vulgarisation du Code forestier, l’application stricte des textes relatifs à la faune, ainsi que la mise en œuvre de la Convention CITES. Le cadre de gestion de l’eau sera consolidé grâce à l’adoption prochaine de la Politique nationale de l’eau et à la finalisation de 39 textes réglementaires, comprenant 25 décrets et 14 arrêtés issus du Code de l’eau.

À l’issue des interventions des groupes parlementaires RHDP, PDCI et PPA-CI, l’approbation unanime du budget a été saluée comme un signal fort en faveur de la transition écologique. Selon le représentant du ministre, les performances de 2024, restauration du couvert forestier, protection de la faune, amélioration de la gestion hydrique, témoignent d’une dynamique positive que le budget 2026 viendra consolider.



Le 21/11/25 à 13:32
modifié 21/11/25 à 13:40