Inclusion scolaire : La fondation “DYS moi qui tu es” mobilise les familles et brise le silence autour des troubles DYS

Parents, experts et enseignants réunis au lycée Blaise Pascal pour mieux comprendre et accompagner les enfants DYS.
Parents, experts et enseignants réunis au lycée Blaise Pascal pour mieux comprendre et accompagner les enfants DYS.
Parents, experts et enseignants réunis au lycée Blaise Pascal pour mieux comprendre et accompagner les enfants DYS.

Inclusion scolaire : La fondation “DYS moi qui tu es” mobilise les familles et brise le silence autour des troubles DYS

Le 21/11/25 à 12:43
modifié 21/11/25 à 12:56
En Côte d’Ivoire, les troubles « DYS », dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dyscalculie, demeurent encore largement méconnus, souvent minimisés ou assimilés à un manque d’efforts scolaires. Pourtant, leurs répercussions sur l’apprentissage sont profondes et peuvent compromettre la réussite éducative de milliers d’enfants. Face à cette réalité, la fondation “DYS moi qui tu es”, dirigée par Marie-Paule Gnaly, s’impose comme un acteur essentiel de l’accompagnement des familles et de la promotion d’une école véritablement inclusive.

Les 15 et 16 novembre, au lycée français Blaise Pascal d’Abidjan, la fondation a organisé la troisième Journée nationale des DYS et de l’inclusion, un rendez-vous devenu incontournable pour sensibiliser, orienter et soutenir les parents souvent démunis face au parcours complexe du diagnostic. « L’objectif, c’est de créer un monde dans lequel chacun trouve sa place », rappelle Marie-Paule Gnaly, qui encourage une compréhension bienveillante des enfants aux besoins particuliers.

Pour beaucoup de familles, obtenir un diagnostic fiable relève encore du défi. C’est le cas de Sara, mère d’un enfant atteint de dyscalculie. Son fils reconnaissait les chiffres, mais restait incapable de comprendre la logique des opérations : « Quand ils ont commencé les additions et les soustractions, rien ne faisait sens pour lui », témoigne-t-elle. Comme elle, de nombreux parents peinent à identifier les signes avant-coureurs et à trouver une prise en charge adaptée.

Les spécialistes présents lors de l’événement, dont la psychomotricienne Maila Bdéri, ont rappelé que les troubles DYS ne sont en aucun cas liés à une déficience intellectuelle. Des signaux tels que le rejet de la lecture, des activités graphiques ou des mathématiques doivent alerter et encourager une évaluation précoce.

La fondation plaide pour un système éducatif mieux équipé et plus inclusif. Si le ministère de l’Éducation nationale dispose d’une sous-direction dédiée à l’éducation inclusive, les acteurs de terrain estiment qu’il reste encore des efforts à fournir pour doter les écoles d’outils et de dispositifs réellement fonctionnels.

Grâce à l’action de « DYS moi qui tu es », cette Journée nationale devient un espace d’écoute, de formation et d’espoir. Un engagement indispensable pour bâtir une société où chaque enfant, quel que soit son mode d’apprentissage, peut avancer avec confiance et trouver pleinement sa place.



Le 21/11/25 à 12:43
modifié 21/11/25 à 12:56