Cop 30 : L’Anaged, contributrice directe et indirecte à la lutte climatique

La structure étatique s'attelle également à l'élimination progressive des décharges sauvages. (DR)
La structure étatique s'attelle également à l'élimination progressive des décharges sauvages. (DR)
La structure étatique s'attelle également à l'élimination progressive des décharges sauvages. (DR)

Cop 30 : L’Anaged, contributrice directe et indirecte à la lutte climatique

Le 17/11/25 à 12:10
modifié 17/11/25 à 12:16
Représentée par M. Oumar Barro, chef de service en charge de la coordination des activités de salubrité, l'Agence nationale de gestion des déchets (Anaged) a animé une conférence à la COP30 de Belém sur le thème : « La gestion durable des déchets au service de la lutte contre le changement climatique ». C'était le jeudi 13 novembre.

L'Agence y a exposé sa contribution au combat climatique, affirmant concourir « de manière directe et indirecte » à travers « plusieurs axes stratégiques ». Le premier axe de la stratégie climatique de l'Anaged repose sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Selon la présentation, l'Agence procède à la « mise en place de centres de valorisation et d'enfouissement techniques (Cvet) et de décharges contrôlées, permettant de capter et de traiter le biogaz issu des déchets organiques ».

La structure étatique s'attelle également à « l'élimination progressive des décharges sauvages », qualifiées comme les « principales sources d'émission de méthane ». Par ailleurs, l'Agence promeut « le tri à la source et du recyclage pour réduire la quantité de déchets enfouis ». La valorisation énergétique et économique des déchets constitue le deuxième pilier de son action climatique. Ainsi, elle procède au « développement de projets de valorisation énergétique (biogaz, compostage, production de combustibles dérivés des déchets) ». Cette approche vise à conjuguer impératif environnemental et opportunités économiques. Le troisième axe structure l'action de l'Agence autour de l'économie circulaire.

Elle apporte son « soutien à la création de filières de recyclage formel intégrant les récupérateurs informels, afin de favoriser l'économie circulaire et la création d'emplois verts », souligne Oumar Barro. Cette stratégie inscrit la gestion des déchets dans une logique inclusive conjuguant impératifs climatiques et développement social. Toujours selon Oumar Baro, à la COP30, « la présence de l'Anaged à la COP30 traduit la détermination de la Côte d'Ivoire à faire de la gestion des déchets un levier majeur de la lutte contre le changement climatique ». Il conclut son exposé en soulignant qu’« à travers des actions concrètes, structurantes et inclusives, l'Agence œuvre pour un environnement plus propre, plus sûr et plus durable au service du bien-être des populations ivoiriennes ».

Créée en octobre 2017 par décret présidentiel, l'Anaged est bien plus qu'une simple administration. Établissement public national à caractère industriel et commercial, elle incarne la volonté gouvernementale de transformer radicalement le système national de gestion des déchets. Elle est placée sous la tutelle technique du ministère de l'Hydraulique, de l'Assainissement et de la Salubrité, ainsi que sous la tutelle financière du ministère du Budget. l'Agence opère sur l'ensemble du territoire à travers onze délégations régionales et départementales, de Dabou à Bondoukou. Son champ d'action revêt une ampleur considérable. L'Anaged octroie les marchés publics relatifs à la collecte et au transport des déchets ménagers, supervise les opérateurs privés chargés de la propreté urbaine et conçoit les programmes de salubrité des villes et communes. Elle a progressé au-delà des décharges sauvages en mettant en place des décharges contrôlées et des centres de valorisation et d'enfouissement techniques conformes aux standards internationaux David YA, envoyé spécial à Belém, Brésil



Le 17/11/25 à 12:10
modifié 17/11/25 à 12:16