COP30 /Alexandre Foulon (Expertise France) : « La mise en œuvre des CDN 3.0 exigera des mesures fortes dans le secteur forestier »
Le principal appui d’Expertise France au pays est le projet Transition bas carbone, financé par l’Union européenne à hauteur de 5,9 millions d’euros (3,9 milliards de FCFA) pour la période 2023-2026. Ce programme contribue à la mise en œuvre des engagements climatiques du pays, tant en matière d’atténuation que d’adaptation, selon une approche inclusive et participative. Ses premiers résultats sont déjà perceptibles dans le renforcement de la gouvernance climatique.
C’est dans ce contexte que Alexandre Foulon, directeur pays d’Expertise France, a rappelé l’ampleur des défis. « La mise en œuvre des nouvelles CDN adoptées par le gouvernement, les CDN 3.0, va nécessiter des mesures fortes dans plusieurs secteurs, dont le principal est celui des forêts. Malgré les efforts en cours, la déforestation reste importante. Il faut protéger les écosystèmes, reboiser et mieux structurer la filière de l’agroforesterie », a-t-il souligné lors de la dernière réunion préparatoire à la COP30.
Expertise France a notamment contribué, cette année, à la mise en place de la loi et de la Commission nationale de lutte contre les changements climatiques, ainsi qu’à l’élaboration du troisième document des Contributions déterminées au niveau national (CDN 3.0). Ces CDN représentent l’effort spécifique de chaque pays dans la lutte mondiale contre le changement climatique.
« Nous travaillons main dans la main avec les autorités ivoiriennes et les autres partenaires internationaux. Nous avons été retenus pour appuyer les groupes sectoriels sur la transparence climatique. L’objectif global est de renforcer la performance climatique de la Côte d’Ivoire, en cohérence avec l’Accord de Paris », a ajouté Alexandre Foulon.
La transparence climatique, engagement majeur de la Côte d’Ivoire, est indispensable pour accéder aux financements internationaux, puisqu’elle garantit la traçabilité des actions de réduction d’émissions.
Selon Guillaume Vermeulen, chef du projet Transition bas carbone au bureau d’Expertise France en Côte d’Ivoire, la participation de certains membres du projet à Belém vise à renforcer les capacités de négociation du pays, tout en facilitant l’identification de nouveaux partenariats et la mobilisation de financements verts. Cette présence contribue également à une meilleure intégration des enjeux climatiques dans les politiques publiques, tant sectorielles que transversales.
Envoyé spécial à Belém (Brésil)