COP30 /Alexandre Foulon (Expertise France) : « La mise en œuvre des CDN 3.0 exigera des mesures fortes dans le secteur forestier »

Alexandre Foulon, directeur pays d’Expertise France (au centre), a situé le cadre de la participation du projet Transition bas carbone à la Cop 30. (DR)
Alexandre Foulon, directeur pays d’Expertise France (au centre), a situé le cadre de la participation du projet Transition bas carbone à la Cop 30. (DR)
Alexandre Foulon, directeur pays d’Expertise France (au centre), a situé le cadre de la participation du projet Transition bas carbone à la Cop 30. (DR)

COP30 /Alexandre Foulon (Expertise France) : « La mise en œuvre des CDN 3.0 exigera des mesures fortes dans le secteur forestier »

Le 16/11/25 à 19:52
modifié 17/11/25 à 13:15
Partenaire technique et financier clé de la Côte d'Ivoire dans sa transition écologique, Expertise France, filiale du groupe Afd, apporte son appui dans les négociations en cours à Belém, ainsi que dans l'identification de nouveaux partenariats et la mobilisation des financements verts.
La visite du directeur général d’Expertise France, Jérémie Pellet, au pavillon de la Côte d’Ivoire, le 11 novembre, lors de la deuxième journée de la COP30, a envoyé un signal fort. Elle a réaffirmé l’engagement de cette filiale de l’Agence française de développement (AFD) à accompagner le pays dans sa marche vers une économie bas carbone. Selon lui, la Côte d’Ivoire doit maintenir sa « belle trajectoire » en matière de transition écologique et énergétique, et même jouer un rôle moteur au niveau régional.

Alexandre Foulon, directeur pays d’Expertise France, a situé le cadre de la participation du projet Transition bas carbone à la Cop 30. (DR)
Alexandre Foulon, directeur pays d’Expertise France, a situé le cadre de la participation du projet Transition bas carbone à la Cop 30. (DR)



Le principal appui d’Expertise France au pays est le projet Transition bas carbone, financé par l’Union européenne à hauteur de 5,9 millions d’euros (3,9 milliards de FCFA) pour la période 2023-2026. Ce programme contribue à la mise en œuvre des engagements climatiques du pays, tant en matière d’atténuation que d’adaptation, selon une approche inclusive et participative. Ses premiers résultats sont déjà perceptibles dans le renforcement de la gouvernance climatique.

C’est dans ce contexte que Alexandre Foulon, directeur pays d’Expertise France, a rappelé l’ampleur des défis. « La mise en œuvre des nouvelles CDN adoptées par le gouvernement, les CDN 3.0, va nécessiter des mesures fortes dans plusieurs secteurs, dont le principal est celui des forêts. Malgré les efforts en cours, la déforestation reste importante. Il faut protéger les écosystèmes, reboiser et mieux structurer la filière de l’agroforesterie », a-t-il souligné lors de la dernière réunion préparatoire à la COP30.

Expertise France a notamment contribué, cette année, à la mise en place de la loi et de la Commission nationale de lutte contre les changements climatiques, ainsi qu’à l’élaboration du troisième document des Contributions déterminées au niveau national (CDN 3.0). Ces CDN représentent l’effort spécifique de chaque pays dans la lutte mondiale contre le changement climatique.

« Nous travaillons main dans la main avec les autorités ivoiriennes et les autres partenaires internationaux. Nous avons été retenus pour appuyer les groupes sectoriels sur la transparence climatique. L’objectif global est de renforcer la performance climatique de la Côte d’Ivoire, en cohérence avec l’Accord de Paris », a ajouté Alexandre Foulon.

La transparence climatique, engagement majeur de la Côte d’Ivoire, est indispensable pour accéder aux financements internationaux, puisqu’elle garantit la traçabilité des actions de réduction d’émissions.

Selon Guillaume Vermeulen, chef du projet Transition bas carbone au bureau d’Expertise France en Côte d’Ivoire, la participation de certains membres du projet à Belém vise à renforcer les capacités de négociation du pays, tout en facilitant l’identification de nouveaux partenariats et la mobilisation de financements verts. Cette présence contribue également à une meilleure intégration des enjeux climatiques dans les politiques publiques, tant sectorielles que transversales.

Envoyé spécial à Belém (Brésil)



Le 16/11/25 à 19:52
modifié 17/11/25 à 13:15