Cérémonie officielle de lancement de l'exploitation du projet Simandou
Inauguration d’un chantier minier titanesque en Guinée : Simandou, fer, force et fierté
Le rêve, caressé et ressassé depuis plus de six décennies (c’est-à-dire du temps du père de la nation, Ahmed Sékou Touré de regrettée mémoire), est devenu réalité. Le gigantesque chantier de l’exploitation du fer de Simandou, au sud-ouest de la Guinée a été officiellement inauguré le 11 novembre, par une cérémonie populaire au port en eau profonde de Moribayah, au sud de la capitale Conakry, par le Président guinéen Mamadi Doumbouya qu’entouraient ses homologues rwandais, Paul Kagamé, et gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema. Etaient également présents dans ce port créé de toutes pièces dans le cadre de ce projet intégré hors normes, le Premier ministre guinéen Oury Bah, Premier ministre ivoirien Robert Beugré Mambé et son homologue sierra leonais, Moinina David Sengeh, ainsi que le vice-Premier ministre chinois Liu Guozhong, représentant spécial du Président chinois XI Jinping, à la tête d’une importante délégation.
Une semaine après la réception des premiers navires de transport du minerai de fer, l’exploitation du mégaprojet minier Simandou (du nom de la région d’où est extrait le minerai) a été ainsi lancée au milieu de cris de joie et de youyous nourris traduisant tout l’espoir placé par les autorités et les populations dans Simandou qui représente bien plus qu’une simple exploitation d’une mine de fer à la teneur, il est vrai, au-dessus des standards habituels. Avec une teneur de plus de 65,8% environ, le fer extrait de cette zone forestière à la biodiversité quasiment unique en Afrique de l’ouest, a peu de concurrents sur la scène mondiale certes. Mais son caractère exceptionnel est ailleurs.
Le fer de Simandou représente manifestement la nouvelle force de frappe économique d’un pays longtemps décrit comme un scandale géologique en raison de ses immenses richesses minières, mais resté handicapé par des infrastructures d’exploitation insuffisantes, une gouvernance peu optimale et des conflits récurrents avec des géants miniers à l’appétit insatiable.
Dès la première phase, la Guinée devrait se hisser au 2ème rang des producteurs de minerai de fer africains derrière l’Afrique du Sud avant de la surclasser lors des deuxième et troisième phase, avec une production estimée à 120 millions de tonnes de minerai à terme. La Guinée deviendrait, à ce moment-là le premier producteur africain et intégrerait le top5 mondial.
Et les retombées économiques attendues feront de Simandou, un véritable game-changer pour la Guinée d’autant plus que les autorités du pays ont choisi d’en faire un projet intégré avec plusieurs composantes.
Le projet, détaille Djiba Diakité, le ministre-Directeur de cabinet du Président guinéen et président du Comité stratégique dédié au chantier, repose sur quatre composantes majeures. « D’abord l’exploitation minière avec les blocs 1 et 2 confiés au Winning Consortium, en partenariat avec Baowu Steel, et les blocs 3 et 4 sous la gestion de Rio Tinto/Simfer et China Alco. Ensuite, un réseau ferroviaire de plus de 650 km construit pour relier la zone minière aux ports. Ces ports, dédiés au transport des minerais, seront également utilisés pour le transport des passagers et des marchandises. Enfin, une aciérie sera mise en place pour transformer localement le minerai de fer, avec des études de faisabilité prévues dans les deux ans suivant le début de la commercialisation. »
Selon les projections de la Banque mondiale, la Guinée devrait atteindre les taux de croissance économique les plus élevés entre 2025-2027, avec des croissances du PIB de 7,5% en 2025, 9,3% en 2026 et 11,6% en 2027, grâce à Simandou. Le Fonds monétaire international estime, quant à lui, que l’exploitation de Simandou devrait faire augmenter le PIB de la Guinée de 26% à l’horizon 2030.
Le gouvernement guinéen a eu le nez creux en bâtissant autour de ce chantier minier, un autre plus grand : celui du développement du pays sur les quinze années à venir dénommé « Simandou 2040 ». Une vision adossée à des exigences de bonne gouvernance, de prise en compte des intérêts de la Guinée à tous les niveaux, et d’utlisation judicieuse des ressources générées pour réaliser des infrastructures, créer des emplois au profit des Guinéens.
Djiba Diakité, qui s’exprimait lors du lancement de l’exploitation du mégaprojet minier Simandou a ainsi partagé une confidence à lui faite par le Président Doumbouya. «Permettez-moi de partager une confidence intimement partagée avec moi, à la genèse du projet Simandou. Vous nous avez donné comme directive en nous disant ceci: Djiba, il faut faire Simandou pour ne pas que nos enfants viennent nous insulter demain. En préservant les intérêts vitaux des guinéens, en respectant l’environnement et les standards internationaux concernant l’ensemble des infrastructures. Si vous ne pouvez pas me garantir cela, venez me voir, j’arrête. Je ne suis pas pressé, un autre président viendra le faire ».
Le Président de la Transition guinéenne n’a pas eu à arrêter le projet. Des dispositions ont été prises pour négocier les meilleures conditions possibles avec les géants miniers australien, chinois et autres parties prenantes au chantier. « Toutes les infrastructures créées appartiennent à l’Etat guinéen, qui a créé à cet effet, la Compagnie du Transguinéen.
C’est donc tout naturellement que le fer de Simandou fait la fierté du peuple guinéen. L’expression est souvent revenue lors de la cérémonie officielle de lancement de l’exportation : avec Simandou, la Guinée est résolument sur le chemin de sa souveraineté économique, et entend en faire profiter tous ses citoyens et les pays de la région, avec l’initiative de faire de Simandou le premier maillon d’un corridor régional devant irriguer l’ensemble de la région.
Le fer de Simandou représente manifestement la nouvelle force de frappe économique d’un pays longtemps décrit comme un scandale géologique en raison de ses immenses richesses minières, mais resté handicapé par des infrastructures d’exploitation insuffisantes, une gouvernance peu optimale et des conflits récurrents avec des géants miniers à l’appétit insatiable.
Dès la première phase, la Guinée devrait se hisser au 2ème rang des producteurs de minerai de fer africains derrière l’Afrique du Sud avant de la surclasser lors des deuxième et troisième phase, avec une production estimée à 120 millions de tonnes de minerai à terme. La Guinée deviendrait, à ce moment-là le premier producteur africain et intégrerait le top5 mondial.
Et les retombées économiques attendues feront de Simandou, un véritable game-changer pour la Guinée d’autant plus que les autorités du pays ont choisi d’en faire un projet intégré avec plusieurs composantes.
Le projet, détaille Djiba Diakité, le ministre-Directeur de cabinet du Président guinéen et président du Comité stratégique dédié au chantier, repose sur quatre composantes majeures. « D’abord l’exploitation minière avec les blocs 1 et 2 confiés au Winning Consortium, en partenariat avec Baowu Steel, et les blocs 3 et 4 sous la gestion de Rio Tinto/Simfer et China Alco. Ensuite, un réseau ferroviaire de plus de 650 km construit pour relier la zone minière aux ports. Ces ports, dédiés au transport des minerais, seront également utilisés pour le transport des passagers et des marchandises. Enfin, une aciérie sera mise en place pour transformer localement le minerai de fer, avec des études de faisabilité prévues dans les deux ans suivant le début de la commercialisation. »
Selon les projections de la Banque mondiale, la Guinée devrait atteindre les taux de croissance économique les plus élevés entre 2025-2027, avec des croissances du PIB de 7,5% en 2025, 9,3% en 2026 et 11,6% en 2027, grâce à Simandou. Le Fonds monétaire international estime, quant à lui, que l’exploitation de Simandou devrait faire augmenter le PIB de la Guinée de 26% à l’horizon 2030.
Le gouvernement guinéen a eu le nez creux en bâtissant autour de ce chantier minier, un autre plus grand : celui du développement du pays sur les quinze années à venir dénommé « Simandou 2040 ». Une vision adossée à des exigences de bonne gouvernance, de prise en compte des intérêts de la Guinée à tous les niveaux, et d’utlisation judicieuse des ressources générées pour réaliser des infrastructures, créer des emplois au profit des Guinéens.
Djiba Diakité, qui s’exprimait lors du lancement de l’exploitation du mégaprojet minier Simandou a ainsi partagé une confidence à lui faite par le Président Doumbouya. «Permettez-moi de partager une confidence intimement partagée avec moi, à la genèse du projet Simandou. Vous nous avez donné comme directive en nous disant ceci: Djiba, il faut faire Simandou pour ne pas que nos enfants viennent nous insulter demain. En préservant les intérêts vitaux des guinéens, en respectant l’environnement et les standards internationaux concernant l’ensemble des infrastructures. Si vous ne pouvez pas me garantir cela, venez me voir, j’arrête. Je ne suis pas pressé, un autre président viendra le faire ».
Le Président de la Transition guinéenne n’a pas eu à arrêter le projet. Des dispositions ont été prises pour négocier les meilleures conditions possibles avec les géants miniers australien, chinois et autres parties prenantes au chantier. « Toutes les infrastructures créées appartiennent à l’Etat guinéen, qui a créé à cet effet, la Compagnie du Transguinéen.
C’est donc tout naturellement que le fer de Simandou fait la fierté du peuple guinéen. L’expression est souvent revenue lors de la cérémonie officielle de lancement de l’exportation : avec Simandou, la Guinée est résolument sur le chemin de sa souveraineté économique, et entend en faire profiter tous ses citoyens et les pays de la région, avec l’initiative de faire de Simandou le premier maillon d’un corridor régional devant irriguer l’ensemble de la région.