Cop 30/Jacques Assahoré Konan : « Toutes les solutions ont été élaborées, il faut à présent qu’elles soient mises en œuvre »

Les ministres Jacques Konan Assahoré (à droite) et Léon Adom Kacou (à gauche) à la cérémonie d’ouverture. (DR)
Les ministres Jacques Konan Assahoré (à droite) et Léon Adom Kacou (à gauche) à la cérémonie d’ouverture. (DR)
Les ministres Jacques Konan Assahoré (à droite) et Léon Adom Kacou (à gauche) à la cérémonie d’ouverture. (DR)

Cop 30/Jacques Assahoré Konan : « Toutes les solutions ont été élaborées, il faut à présent qu’elles soient mises en œuvre »

Le 10/11/25 à 22:12
modifié 10/11/25 à 22:28
À la tête de la délégation ivoirienne, le ministre de l'Environnement, du Développement durable et de la Transition écologique, Jacques Assahoré Konan, accompagné de son collègue des Affaires étrangères, de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'Extérieur, Léon Adom Kacou, a pris part, ce lundi 10 novembre 2025, à la cérémonie d'ouverture de la Cop 30 qui se tient dans la ville amazonienne de Belém, au Brésil.
La 30ᵉ Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (Cop 30) s’est officiellement ouverte le 10 novembre à Belém, porte d’entrée de l’Amazonie et capitale de l’État du Pará, au nord du Brésil. Les nombreux discours prononcés lors de la cérémonie d’ouverture, notamment celui du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, ont tous convergé vers un même message : l’urgence d’honorer les engagements financiers pris par les pays développés envers les pays en développement, à la suite de la Cop 29 tenue l’année dernière à Bakou, en Azerbaïdjan.

La délégation ministérielle s’est rendue sur le pavillon de la Côte d’Ivoire après la cérémonie d’ouverture.
La délégation ministérielle s’est rendue sur le pavillon de la Côte d’Ivoire après la cérémonie d’ouverture.



À la tête de la délégation ivoirienne, le ministre Jacques Assahoré Konan, s’est félicité de cette orientation donnée aux travaux qui se dérouleront sur douze jours (du 10 au 21 novembre). « Je suis heureux que dans tous les discours prononcés, l’accent ait été mis sur la nécessité de passer à l’implémentation. Toutes les solutions ont été élaborées pour lutter contre le changement climatique. Ce qu’il manque, c’est la mise en œuvre effective et les financements qui vont avec », a-t-il déclaré à l’issue de la cérémonie.

Lors de la Cop 29, les pays en développement, dont les vastes couverts forestiers sont essentiels à la régulation climatique mondiale, avaient sollicité un financement annuel de 1 300 milliards de dollars de la part des pays industrialisés afin de mener des actions d’atténuation et d’adaptation jusqu’en 2035. Au terme de négociations ardues, les pays développés se sont finalement engagés à verser 300 milliards de dollars par an. Même si ce montant a été perçu comme une « insulte » par les pays en développement, l’accord demeure un point de départ, bien que la confiance reste fragilisée par le non-respect des engagements passés.

Le ministre de l'Environnement, Jacques Assahoré Konan, s'est imprégné de l'ambiance au pavillon de la Côte d'Ivoire. (DR)
Le ministre de l'Environnement, Jacques Assahoré Konan, s'est imprégné de l'ambiance au pavillon de la Côte d'Ivoire. (DR)



Réinstaurer cette confiance constitue le principal défi de la présente Cop. Le ministre des Affaires étrangères, Léon Adom Kacou, également présent à la cérémonie d’ouverture, a abondé dans le même sens. « Dans nos modes de vie en Afrique, la conscience environnementale existe. Nous sommes ceux qui polluent le moins mais ceux qui en paient le prix fort. Il faut que les pays industrialisés respectent les engagements qu’ils ont pris à Bakou l’an dernier. 1 300 milliards de dollars, ce n’est pas trop demander. Il est temps de mettre en œuvre les trois “i” évoqués par l’ancien ministre français Laurent Fabius : l’implémentation, l’inclusion et l’innovation », a-t-il insisté.

Présente à Belém avec un pavillon de 100 m², la Côte d’Ivoire vise trois objectifs majeurs : présenter sa nouvelle stratégie climat, les CDN 3.0, qui détaillent sa contribution à l’effort mondial de réduction des émissions et d’adaptation ; exposer aux partenaires techniques et financiers son portefeuille de projets climatiques ; et promouvoir son Bureau des marchés carbone, un mécanisme innovant destiné à mobiliser des financements en faveur de l’action climatique.

« Notre pays a pris de l’avance sur la question des marchés carbone. Nous avons élaboré un cadre réglementaire et mis en place les organes nécessaires. Nous attendons désormais les porteurs de projets pour développer des partenariats gagnant-gagnants. C’est une Cop dont nous attendons beaucoup », a conclu Jacques Assahoré Konan.

Envoyé spécial au Brésil



Le 10/11/25 à 22:12
modifié 10/11/25 à 22:28