Kouakou Kouadio Léonard, responsable de l’incubateur du Centre de formation de l’Anader de Gagnoa-Lakota
Kouakou Kouadio Léonard, responsable de l’incubateur du Centre de formation de l’Anader de Gagnoa-Lakota
Kouakou Kouadio Léonard : « L’incubateur du Centre de formation de l’Anader de Gagnoa permet de fabriquer des produits à forte valeur ajoutée »
Le responsable de l'incubateur du Centre de formation de l'Anader de Gagnoa-Lakota livre, dans cet entretien, les ambitions et les perspectives de la structure dont il a la charge.
Pouvez-vous présenter l’incubateur du Centre de formation de l’Anader de Gagnoa ?
Le Centre de formation de l’Anader de Gagnoa s’étend sur une superficie de plus de 60 hectares. L’incubateur de transformation, logé au sein de ce centre, joue un rôle clé dans la valorisation des déchets et sous-produits du cacao, tout en favorisant l’entrepreneuriat agricole innovant. L’annexe du centre, située à Lakota, couvre quant à elle environ 1,3 hectare.
Quel est le rôle de cet incubateur ?
L’incubateur accompagne les jeunes et les producteurs dans la transformation durable du cortex de cacao, du jus de mucilage issu de la fermentation des fèves, ainsi que d’autres résidus, afin d’en faire des produits à forte valeur ajoutée.
À court terme, il s’agit notamment de la production de briquettes combustibles non carbonisées, de champignons comestibles, de vinaigre d’assaisonnement, d’engrais organiques et d’aliments pour bétail. À moyen et long terme, l’objectif est d’étendre la production au biochar et aux cosmétiques naturels.
Ces innovations contribuent à instaurer une économie circulaire du cacao, à réduire les déchets et à soutenir la transition vers une agriculture verte et durable.
L’incubateur entrera dans sa phase de production intensive à partir de novembre 2025. Les années 2022 à 2024 ont été consacrées à sa mise en place, à la formation des formateurs sur les différentes lignes de production, ainsi qu’à celle des premiers producteurs, au nombre de 26, répartis sur tout le territoire national.
Pouvez-vous partager une success story d’un produit ou d’une startup soutenue par l’incubateur ?
Oui. Mme Gnagno, productrice à Bayota, formée par l’incubateur de Gagnoa, a déjà commencé à récolter ses premiers champignons. Dix kilogrammes de champignons frais ont été distribués pour dégustation, et trois kilogrammes de champignons séchés — équivalant à 30 kg de produits frais — ont été mis en vente.
Cette réussite a suscité un réel engouement dans la localité et ses environs, démontrant l’impact concret de l’incubateur sur l’émergence de produits à forte valeur ajoutée.
Quel est l’impact de l’incubateur sur les communautés locales et les filières cacao, banane plantain et manioc ?
L’incubateur a déjà permis de générer des revenus supplémentaires pour les producteurs, d’améliorer leurs compétences techniques et entrepreneuriales, et de valoriser durablement les déchets agricoles (compost, biochar, aliments pour animaux).
Il favorise également l’autonomisation des femmes rurales, la création d’emplois et la promotion d’une agriculture durable, tout en soutenant la transition vers une économie circulaire respectueuse de l’environnement.
Comment la coopération allemande a-t-elle contribué au succès de l’incubateur ?
La coopération allemande a joué un rôle essentiel dans la réussite de l’incubateur du Centre de formation de Gagnoa. Son appui s’est matérialisé à plusieurs niveaux : renforcement des capacités des agents de l’Anader, structuration des chaînes de valeur (cacao, manioc, banane plantain), soutien financier et logistique, ainsi que la construction et l’équipement de l’incubateur (machines et outils).
Elle a également facilité des visites d’échanges entre les incubateurs et unités pilotes à travers le territoire ivoirien.
En somme, par son appui technique, financier et logistique, la coopération allemande agit comme un catalyseur du développement rural, contribuant à faire de l’incubateur de Gagnoa un véritable pôle d’excellence favorisant la création d’emplois, la valorisation des productions locales et l’autonomisation des jeunes et des femmes.
En quoi l’incubateur est-il essentiel pour l’avenir du cacao ivoirien ?
Il est essentiel parce qu’il valorise les déchets et sous-produits du cacao, en les transformant en produits innovants à forte valeur ajoutée. Cela renforce la durabilité et la compétitivité de la filière.
En un mot, il permettra de transformer les ordures en “Or-Dur” dans l’avenir.
Comment l’incubateur prévoit-il de pérenniser ses activités ?
L’incubateur développera un modèle économique fondé sur la commercialisation des produits transformés (briquettes, champignons, vinaigre d’assaisonnement) et la prestation de services de formation à d’autres structures et entrepreneurs agricoles.
Il misera également sur la diversification des produits finis (compost, biochar, jus de cacao, bioéthanol, fourrage pour bétail) et sur le renforcement des partenariats avec des acteurs tels que le Firca, le Conseil Café-Cacao, les collectivités locales, les coopératives et les entreprises exportatrices.
Un message à l’endroit des bailleurs ?
Nous invitons les partenaires techniques et financiers à poursuivre leur appui à l’incubateur, afin de soutenir la transformation structurelle de l’agriculture ivoirienne, de favoriser la création d’emplois décents et de valoriser le potentiel des zones rurales. Leur contribution demeure un levier essentiel pour faire de chaque producteur et entrepreneur un acteur clé du développement durable de la Côte d’Ivoire.
Quel est le rôle de cet incubateur ?
L’incubateur accompagne les jeunes et les producteurs dans la transformation durable du cortex de cacao, du jus de mucilage issu de la fermentation des fèves, ainsi que d’autres résidus, afin d’en faire des produits à forte valeur ajoutée.
À court terme, il s’agit notamment de la production de briquettes combustibles non carbonisées, de champignons comestibles, de vinaigre d’assaisonnement, d’engrais organiques et d’aliments pour bétail. À moyen et long terme, l’objectif est d’étendre la production au biochar et aux cosmétiques naturels.
Ces innovations contribuent à instaurer une économie circulaire du cacao, à réduire les déchets et à soutenir la transition vers une agriculture verte et durable.
L’incubateur entrera dans sa phase de production intensive à partir de novembre 2025. Les années 2022 à 2024 ont été consacrées à sa mise en place, à la formation des formateurs sur les différentes lignes de production, ainsi qu’à celle des premiers producteurs, au nombre de 26, répartis sur tout le territoire national.
Pouvez-vous partager une success story d’un produit ou d’une startup soutenue par l’incubateur ?
Oui. Mme Gnagno, productrice à Bayota, formée par l’incubateur de Gagnoa, a déjà commencé à récolter ses premiers champignons. Dix kilogrammes de champignons frais ont été distribués pour dégustation, et trois kilogrammes de champignons séchés — équivalant à 30 kg de produits frais — ont été mis en vente.
Cette réussite a suscité un réel engouement dans la localité et ses environs, démontrant l’impact concret de l’incubateur sur l’émergence de produits à forte valeur ajoutée.
Quel est l’impact de l’incubateur sur les communautés locales et les filières cacao, banane plantain et manioc ?
L’incubateur a déjà permis de générer des revenus supplémentaires pour les producteurs, d’améliorer leurs compétences techniques et entrepreneuriales, et de valoriser durablement les déchets agricoles (compost, biochar, aliments pour animaux).
Il favorise également l’autonomisation des femmes rurales, la création d’emplois et la promotion d’une agriculture durable, tout en soutenant la transition vers une économie circulaire respectueuse de l’environnement.
Comment la coopération allemande a-t-elle contribué au succès de l’incubateur ?
La coopération allemande a joué un rôle essentiel dans la réussite de l’incubateur du Centre de formation de Gagnoa. Son appui s’est matérialisé à plusieurs niveaux : renforcement des capacités des agents de l’Anader, structuration des chaînes de valeur (cacao, manioc, banane plantain), soutien financier et logistique, ainsi que la construction et l’équipement de l’incubateur (machines et outils).
Elle a également facilité des visites d’échanges entre les incubateurs et unités pilotes à travers le territoire ivoirien.
En somme, par son appui technique, financier et logistique, la coopération allemande agit comme un catalyseur du développement rural, contribuant à faire de l’incubateur de Gagnoa un véritable pôle d’excellence favorisant la création d’emplois, la valorisation des productions locales et l’autonomisation des jeunes et des femmes.
En quoi l’incubateur est-il essentiel pour l’avenir du cacao ivoirien ?
Il est essentiel parce qu’il valorise les déchets et sous-produits du cacao, en les transformant en produits innovants à forte valeur ajoutée. Cela renforce la durabilité et la compétitivité de la filière.
En un mot, il permettra de transformer les ordures en “Or-Dur” dans l’avenir.
Comment l’incubateur prévoit-il de pérenniser ses activités ?
L’incubateur développera un modèle économique fondé sur la commercialisation des produits transformés (briquettes, champignons, vinaigre d’assaisonnement) et la prestation de services de formation à d’autres structures et entrepreneurs agricoles.
Il misera également sur la diversification des produits finis (compost, biochar, jus de cacao, bioéthanol, fourrage pour bétail) et sur le renforcement des partenariats avec des acteurs tels que le Firca, le Conseil Café-Cacao, les collectivités locales, les coopératives et les entreprises exportatrices.
Un message à l’endroit des bailleurs ?
Nous invitons les partenaires techniques et financiers à poursuivre leur appui à l’incubateur, afin de soutenir la transformation structurelle de l’agriculture ivoirienne, de favoriser la création d’emplois décents et de valoriser le potentiel des zones rurales. Leur contribution demeure un levier essentiel pour faire de chaque producteur et entrepreneur un acteur clé du développement durable de la Côte d’Ivoire.