Appels à l’insurrection : Damana Adia Pickas interpellé à Bingerville

Damana Pickas mis aux arrêts depuis mardi 4 novembre 2025
Damana Pickas mis aux arrêts depuis mardi 4 novembre 2025
Damana Pickas mis aux arrêts depuis mardi 4 novembre 2025

Appels à l’insurrection : Damana Adia Pickas interpellé à Bingerville

Le 05/11/25 à 06:57
modifié 05/11/25 à 07:10
Le Procureur de la République promet la fermeté après l’arrestation de Damana Pickas

La tension politique en Côte d’Ivoire vient de connaître un nouveau tournant. Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan a annoncé, le mardi 4 novembre, l’interpellation à Bingerville de M. Damana Adia Pickas, Vice-Président du Parti des Peuples Africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et se présentant comme Coordonnateur général du Comité Opérationnel du Front Commun.

Selon le communiqué du Parquet, cette arrestation intervient dans le cadre des enquêtes ouvertes à la suite d’une série d’appels à l’insurrection populaire et au renversement des institutions, lancés par certains acteurs politiques après l’interdiction, le 11 octobre 2025, d’une marche projetée par deux formations politiques.

Le Procureur souligne que ces appels à la désobéissance ont conduit à la formation d’attroupements, parfois armés, sur plusieurs sites du territoire national. Ces rassemblements auraient provoqué de graves troubles à l’ordre public, notamment des violences, des assassinats, des vols à main armée, des destructions et incendies de biens publics et privés, ainsi que des entraves au déroulement du scrutin présidentiel du 25 octobre 2025.

Face à la gravité des faits, le Procureur, également Directeur de la Section antiterroriste du Tribunal de Première Instance d’Abidjan, a insisté sur la fermeté de la réponse judiciaire. Il a réaffirmé que toutes les personnes impliquées — auteurs, complices ou commanditaires — seront recherchées, interpellées et traduites en justice, sans distinction de rang ou de fonction.

Cette déclaration traduit la volonté des autorités judiciaires de préserver la stabilité et la sécurité nationale, en sanctionnant sévèrement toute tentative de déstabilisation du pays à travers des actes de violence politique.

Le Parquet invite enfin les acteurs politiques à privilégier les voies légales et pacifiques pour exprimer leurs opinions et à œuvrer à la consolidation de la démocratie et de la paix en Côte d’Ivoire.



Le 05/11/25 à 06:57
modifié 05/11/25 à 07:10