Deuil/Bim Yéti, ancien rédacteur en chef d’Ivoir’Soir a rangé la plume

BIM YETI
BIM YETI
BIM YETI

Deuil/Bim Yéti, ancien rédacteur en chef d’Ivoir’Soir a rangé la plume

Le 04/11/25 à 19:31
modifié 04/11/25 à 20:06
La famille de la presse ivoirienne est en deuil. Koné Moussa Bim Yéti, journaliste, ancien rédacteur en chef du quotidien Ivoir’Soir, et ancien président résident du conseil régional du Tchologo, est décédé le mardi 4 novembre à Korhogo des suites d’une longue maladie. Il range définitivement sa plume à l’âge de 72 ans. Formé aux écoles de journalisme de Lilles et de Dakar, Bim Yéti était une signature bien connue des lecteurs des années 85 à 2000. Journaliste polyvalent, il s’était spécialisé pour les questions de culture et de tourisme.

Sous le pseudonyme Bim Yéti, il fut l’un des principaux artisans de la mise en œuvre du projet Ivoir’Soir en 1986. Avant d’accéder au poste de rédacteur en chef dudit quotidien quelques années plus tard.

Sa disparition a suscité de nombreuses réactions émues dans la sphère des journalistes séniors de Côte d’Ivoire.

« C’est une grosse perte pour notre génération », s’est désolé le journaliste Kébé Yacouba, ancien directeur général de Fraternité Matin et ancien président de la Caidp. Qui fut l’un de ses collaborateurs dans l’aventure du quotidien Ivoir’Soir. « Bim Yéti, Rosine Diodan et moi constituions le noyau d’Ivoir’Soir avec de nombreux autres noms. Bim Yéti était l’animateur principal du journal sous le leadership du ministre Auguste Miremont. Il avait une plume exceptionnelle. Nous avons connu une belle épopée avec un quotidien qui parvenait à tirer jusqu’à 90 000 exemplaires », se souvient-il. Pour sa part, le journaliste Alfred Dan Moussa, ancien directeur général de l’Istc-Polytechnique, garde le souvenir de belles années de collaboration. « Reconnaissance infinie, Chef. Tu savais donner aux plus jeunes, leur chance », témoigne-t-il.
Avec le départ de Bim Yéti, c’est une autre étoile qui vient de cesser de briller dans le ciel des précurseurs de la presse écrite ivoirienne.
Mais la relève est bien là. Sa plume vit encore à travers son fils, Yéti Koné plus connu sous la plume de Dramous Yéti, journaliste au service culture de Fraternité qui séduit par la justesse et la finesse de sa plume et son amour pour le journalisme.


Le 04/11/25 à 19:31
modifié 04/11/25 à 20:06