Lutte contre le changement climatique / Irchad Razaaly, ambassadeur de l’Ue en Côte d’Ivoire :« La Côte d’Ivoire transforme ses engagements politiques en actions concrètes »
« L’Union européenne est restée un partenaire fidèle et engagé. Nous continuerons de soutenir la Côte d’Ivoire dans le suivi de la mise en œuvre des Cdn, dans la mobilisation de financements verts et dans le renforcement des capacités nationales pour un développement durable, inclusif et bas-carbone », a-t-il promis.
Pour lui, il ne s’agit pas d’une étape dans le parcours climatique de la Côte d’Ivoire, mais d’un signal fort au monde. « Monsieur, permettez-moi de saluer l’engagement politique qui est le vôtre sous la houlette du Premier ministre, du Président de la République et de féliciter vos équipes ainsi que celles de l’ensemble des ministères pour les résultats atteints », a-t-il déclaré, remerciant la Côte d’Ivoire pour le leadership dont elle fait preuve sur le continent et dans le monde dans la lutte contre le changement climatique.
Mais avant, il a souligné que la transition bas-carbone de la Côte d’Ivoire englobe non seulement des objectifs de réduction, mais également des stratégies d’adaptation qui concernent tous les secteurs clés de l’économie. « L’Union européenne est fière d’avoir contribué au processus de la révision des Cdn à travers le projet bas-carbone mis en œuvre par Expertise France que nous finançons à hauteur de 6 millions d’euros », s’est félicité l’ambassadeur de l’Ue en Côte d’Ivoire.
Pour la Représentante résidente du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Blerta Cela, la Côte d’Ivoire fait partie des pionniers en matière de lutte contre le changement climatique. Car elle montre l’exemple avec une feuille de route ambitieuse, une transition énergétique claire, une économie bleue, une économie circulaire comme moteur de développement.
« La Côte d’Ivoire ne demande pas seulement de l’aide, mais elle propose aussi des solutions. La Côte d’Ivoire est prête pour une transition réussie. Nous serons à côté pour transformer les engagements en actions, en financements », fait savoir Blerta Cela.
L’ambassadeur du Brésil en Côte d’Ivoire, SEM. José Carlos de A. L, a souligné que le Brésil, en qualité de président de la Cop30, a préparé une proposition de déclaration de haut niveau intitulée « Déclaration de Belém » sur la faim, la pauvreté et une action climatique centrée sur les hommes.
Cette déclaration s’appuie sur un cadre existant et vise à compléter les Cop28 et 29. « La position défendue par le Brésil reconnaît l’impact du changement climatique sur le socle de l’humanité et souligne le caractère inégal de ce phénomène touchant de manière disproportionnée les populations les plus pauvres et les plus vulnérables », dit-il.
Pour le représentant de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), Salah Ben Sidikh Boubacar, la Cop30 marque un tournant décisif pour l’action climatique mondiale. Car les engagements pris à l’Accord de Paris doivent se traduire en actions.
Aussi a-t-il plaidé pour une transition inclusive. « Les entreprises ont pris conscience que la durabilité n’est pas une option mais une nécessité », dit-il, exhortant à la création de mécanismes innovants. A l’en croire, le secteur privé sera à la Cop30 pour jouer un rôle prépondérant.
Pour sa part, le vice-président de la région de San Pedro, Gueu Dienot Gilles, au nom de l’Assemblée des régions et district de Côte d’Ivoire, a relevé que l’Afrique subit les effets néfastes du changement climatique avec l’assèchement des terres. C’est pourquoi il encourage toute initiative locale dans le sens de la lutte contre ce fléau.
Franck YEO
Tous engagés pour lutter efficacement contre les changements climatiques. (Photo : J. Kouadio)
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#accroche
La rencontre s’est déroulée, le jeudi 30 octobre, à l’auditorium de la Primature à Abidjan-Plateau.