Laurent Gbagbo, le leader du Ppa-CI. (photos : dr)
Législatives: Le Ppa-CI à la croisée des chemins
Le Pdci-Rda, son allié dans le Front commun du refus, par la voix de son président, Tidjane Thiam, a appelé son parti à prendre part massivement à ces joutes électorales en vue de disputer les sièges de l’Assemblée nationale avec le Rhdp. Le Ppa-CI, relativement à cette sortie, ne s’est pas encore prononcé.
Boycottera-t-il ou pas ces élections des députés ?
Cette interrogation taraude certainement les méninges des responsables de cette formation politique, à commencer par Laurent Gbagbo, son leader.
Si jamais ce parti refusait de concourir à ces consultations, sa position tiendrait de la logique. Un boycott pourrait donc maintenir ses militants et sympathisants dans la mobilisation contre le Président de la République, Alassane Ouattara. Le Ppa-CI, en se mettant en retrait des législatives, s’inscrirait dans une logique de continuité dans sa posture d’opposition. Une telle disposition d’esprit et de posture n’est pas sans risque.
En effet, s’il boycotte les législatives, le parti de Laurent Gbagbo perdra toute présence et représentativité à l’Assemblée nationale. Autrement dit, il renoncera à des sièges d’élus. Comme quoi, la formation ne sera ni audible ni visible à la Chambre basse du Parlement.
En somme, le Ppa-CI, dans ce cas, verra son poids, sa force et son influence politique se réduire. Un parti ne vivant que par ses élus, la perspective d’un autre boycott électoral n’est donc pas sans risque sur la survie du parti. Entre rebondir ou périr, il importe pour le Ppa-CI de prendre la bonne décision.
K. M.