« Sassouma Bereté, la femme de l’ombre »: La Compagnie Gue-Zo redonne voix à une figure oubliée de l’histoire africaine

Le metteur en scène, Damey Maho, présente sa nouvelle création « Sassouma Bereté, la femme de l’ombre »
Le metteur en scène, Damey Maho, présente sa nouvelle création « Sassouma Bereté, la femme de l’ombre »
Le metteur en scène, Damey Maho, présente sa nouvelle création « Sassouma Bereté, la femme de l’ombre »

« Sassouma Bereté, la femme de l’ombre »: La Compagnie Gue-Zo redonne voix à une figure oubliée de l’histoire africaine

Le 28/10/25 à 19:18
modifié 28/10/25 à 19:26
La nouvelle création de Damey Maho revisite la légende de Soundjata Keïta, en redonnant vie à sa belle-mère, Sassouma Bereté, une femme trop longtemps laissée dans l'ombre
Le palais de la culture de Treichville accueillera, le 6 décembre, une représentation exceptionnelle. Celle de «Sassouma Bereté, la femme de l’ombre», une comédie musicale écrite et mise en scène par Damey Maho, figure montante du théâtre ivoirien et directeur artistique de la Compagnie théâtrale Gué-Zo.

À travers cette création, Maho invite le public à revisiter l’histoire du Mali du XIIIe siècle, en redonnant la parole à une femme longtemps reléguée au second plan : Sassouma Bereté, première épouse du roi Maghan Kon Fatta et belle-mère du légendaire Soundjata Keïta, fondateur de l’empire du Mali. Il propose un regard neuf sur cette figure féminine longtemps réduite au rôle de rivale ou de méchante dans l’épopée mandingue.

« Il s’agit de donner voix à une femme que l’Histoire a souvent jugée avant de l’écouter », confie le metteur en scène.

À travers chants, danses et dialogues, cette comédie musicale se veut une exploration sensible et poétique du destin d’une mère, d’une reine et d’une femme au cœur d’un empire en mutation. Elle propose une réflexion sur la mémoire, la transmission et la condition féminine dans les sociétés africaines d’hier et d’aujourd’hui. Entre hommage historique et réflexion contemporaine, «Sassouma Bereté, la femme de l’ombre» promet d’être bien plus qu’un simple spectacle : un voyage au cœur de la mémoire africaine, porté par la voix d’une femme qui réclame sa place dans l’Histoire.

Portée par la Compagnie théâtrale Gue-Zo, l’œuvre s’inscrit dans une démarche artistique et militante. En langue Yacouba, Gué-Zo signifie « le cœur du masque », un symbole fort : le lieu de l’initiation, de l’apprentissage et de la vérité intérieure.

Fondée par Damey Maho, Alphonse Dominique Salamatou et N’Dri Antony, tous trois diplômés de l’École nationale de théâtre et de danse de l’Institut national supérieur des arts et de l’action culturelle (Insaac), Gue-Zo se distingue par son approche collective et son engagement pour un théâtre porteur de transformation sociale.

Auteur, metteur en scène et professeur d’art dramatique au Théâtre national, Damey Maho est une voix montante du théâtre ivoirien. Lauréat du Championnat national de poésie (2018) et du Manuscrit d’or (2021), il est reconnu pour son écriture à la fois poétique et profondément humaine. Maho a représenté la Côte d’Ivoire au Festival d’Algérie avec sa pièce «Saardjie, la Vénus oblitérée», un spectacle salué pour sa puissance symbolique. Aujourd’hui, il occupe également le poste de responsable de la formation et de la détection des talents au Centre national des arts et de la culture (Cnac) où il milite pour l’intégration des arts du spectacle dans le système éducatif.



Le 28/10/25 à 19:18
modifié 28/10/25 à 19:26