La justice. (DR)
Marche interdite du 11 octobre : Le juge met en garde l’Assemblée
Alors qu’il est interdit de manifester ses émotions lors d’un procès, des acclamations et des remerciements ont retenti dans la grande salle d’audience du palais de justice d’Abidjan-Plateau, le mardi 21 octobre 2025. « Alléluia ! Amina... Merci, bravo, Maître ! » pouvait-on entendre.
Le public, venu assister au deuxième procès relatif à la marche interdite du 11 octobre, a manqué à la règle. Raison pour laquelle le président du jury l’a aussitôt mis en garde. Il a rappelé à l’assemblée que l’audience pouvait se tenir sans elle et qu’elle avait donc intérêt à ne plus troubler le déroulement du procès si elle souhaitait y assister jusqu’à la fin.
Après cette mise en garde, le silence est retombé dans la salle.
Notons que les applaudissements étaient adressés à l’un des avocats de la défense, Me A.S.R., dont la plaidoirie a été jugée brillante par le public. Pour les nombreux curieux ayant rempli la salle, l’avocate avait magistralement défendu les accusés.
Selon Me A.S.R., les quarante détenus jugés ce jour-là n’ont pas été interpellés en groupe lors d’une marche de protestation, mais arrêtés individuellement, à différents endroits, alors qu’ils vaquaient à leurs occupations.
« Mme la juge, je pouvais me retrouver à la place de ces personnes, car, ce 11 octobre, j’étais vêtue d’un tee-shirt orange, d’un jean et de lêkês, comme cela est reproché aux individus à la barre. Revenant d’un chantier d’un client à Anyama, je me suis rendue dans un magasin aux Deux-Plateaux, où j’ai été interpellée par la police. J’ai eu mon salut grâce à la présentation de ma carte professionnelle », a-t-elle expliqué.
Avant de déplorer que les détenus, eux, n’aient pas eu l’occasion de présenter leurs pièces d’identité et qu’ils aient été embarqués sans motif valable. Et d’ajouter qu’il aurait été judicieux de prévoir, au cours de cette audience, un dispositif permettant de projeter les images des caméras de surveillance installées dans les rues de Cocody.
Selon elle, ces vidéos auraient permis de mieux comprendre la manière dont les arrestations ont été effectuées.
Après cette mise en garde, le silence est retombé dans la salle.
Notons que les applaudissements étaient adressés à l’un des avocats de la défense, Me A.S.R., dont la plaidoirie a été jugée brillante par le public. Pour les nombreux curieux ayant rempli la salle, l’avocate avait magistralement défendu les accusés.
Selon Me A.S.R., les quarante détenus jugés ce jour-là n’ont pas été interpellés en groupe lors d’une marche de protestation, mais arrêtés individuellement, à différents endroits, alors qu’ils vaquaient à leurs occupations.
« Mme la juge, je pouvais me retrouver à la place de ces personnes, car, ce 11 octobre, j’étais vêtue d’un tee-shirt orange, d’un jean et de lêkês, comme cela est reproché aux individus à la barre. Revenant d’un chantier d’un client à Anyama, je me suis rendue dans un magasin aux Deux-Plateaux, où j’ai été interpellée par la police. J’ai eu mon salut grâce à la présentation de ma carte professionnelle », a-t-elle expliqué.
Avant de déplorer que les détenus, eux, n’aient pas eu l’occasion de présenter leurs pièces d’identité et qu’ils aient été embarqués sans motif valable. Et d’ajouter qu’il aurait été judicieux de prévoir, au cours de cette audience, un dispositif permettant de projeter les images des caméras de surveillance installées dans les rues de Cocody.
Selon elle, ces vidéos auraient permis de mieux comprendre la manière dont les arrestations ont été effectuées.