Lutte contre le Vih/Sida : Vers la validation de note de politique pour l’implémentation du Lenapacavir

La Côte d'Ivoire déterminée à lutter efficacement contre le Vih/Sida. (Ph: Dr)
La Côte d'Ivoire déterminée à lutter efficacement contre le Vih/Sida. (Ph: Dr)
La Côte d'Ivoire déterminée à lutter efficacement contre le Vih/Sida. (Ph: Dr)

Lutte contre le Vih/Sida : Vers la validation de note de politique pour l’implémentation du Lenapacavir

Le 23/10/25 à 15:04
modifié 24/10/25 à 15:26
L’Organisation mondiale de santé (Oms) a fait des recommandations pour l’utilisation de la prophylaxie préexposition (PrEP) injectable et notamment du Lenapacavir. Pour bénéficier de cette initiative, la Côte d’Ivoire doit démonter qu’elle dispose d’une note de politique pour l’implémentation du Lenapacavir.

C’est dans ce cadre que le Programme national de lutte contre le sida (Pnls), en partenariat avec l’Ong Alliance Côte d’Ivoire et avec l’appui financier de Africa reach, a organisé le jeudi 23 octobre 2025, à Abidjan, un atelier d’élaboration et de validation de cette note de politique.

Cet atelier vise, entre autres, à élaborer la note politique pour rendre disponible la PrEP injectable et notamment le Lenapacavir en Côte d’Ivoire ; à décrire succinctement sa mise en œuvre et valider le draft de la note de politique pour traduire l’engagement de la Côte d’Ivoire quant à l’implémentation du Lenapacavir.

Dr Guessan BI, conseiller technique du directeur général de la Santé, professeur Samba Mamadou, a exhorté les participants à faire des propositions claires, précises et réalistes afin de réduire la prévalence du Vih. « C’est un défi commun qu’il faut relever », a-t-il exhorté.

La directrice exécutive de l’Ong Alliance Côte d’Ivoire, Dr Offia Coulibaly Madiarra, a expliqué que le Lenapacavir est une nouvelle molécule qui s’administre par injection chaque six mois, soit deux injections par an, avec un taux d’efficacité de près de 100%.

« En raison de son coût élevé, le médicament n’est disponible que dans les pays développés pour l’instant avec quelques rares pays sur le continent africain. Des initiatives soutenues par des partenaires internationaux comme l’Unitaid, essaient de le rendre accessible aux pays à ressources limitées où réside en fait le plus grand nombre de personnes vivant avec le Vih et donc comportant les risques de transmission les plus élevés », a-t-elle déclaré.

Selon elle, la prévalence de l’infection en Côte d’Ivoire est passée de 12% en 2000 à 1,7% en 2024 et les traitements antirétroviraux sont disponibles sur toute l’étendue du territoire et sont gratuits. En termes d’atteinte des objectifs 3X95, ce sont 85 % des personnes infectées par le Vih/Sida en Côte d’Ivoire qui connaissent leur statut sérologique.

« Sur ce nombre, 92 % ont été mis sous traitement et 89 % sont indétectables et donc ne transmettent plus l’infection. Or, en 2024, la Côte d’Ivoire a comptabilisé 8 209 nouvelles infections dont 18 % chez les jeunes de 15 à 24 ans », déclare Dr Offia Coulibaly Madiarra.


Le 23/10/25 à 15:04
modifié 24/10/25 à 15:26