Soubré/Gestion et préservation des aires protégées au sud-ouest: Des avancées notables pour le Parc national de Taï et la Réserve naturelle du Cavally
Pour le Parc national de Taï, l’Oipr annonce une performance globale de 88 % dans la mise en œuvre du plan d’opération au 3e trimestre 2025. Le Pnt est l’une des dernières forêts tropicales primaires d’Afrique de l’Ouest, classée au patrimoine mondial de l’Unesco et récemment inscrite sur la prestigieuse Liste verte de l’Union internationale pour la conservation de la nature (Uicn).
« Le niveau de réalisation du programme atteint 58 % sur une cible de 66 %. Ce qui traduit une progression régulière malgré des retards, notamment dans le suivi écologique et l’appui aux communautés riveraines », a rapporté Benoit Amon Koutoua, directeur technique de l’Oipr.
Les difficultés rencontrées sont principalement liées à des lenteurs administratives et à des procédures de partenaires clés de l’Oipr. Toutefois, la levée récente de ces contraintes devrait permettre une accélération des opérations au dernier trimestre, pour atteindre les objectifs annuels. L’office insiste également sur l’importance de renforcer les capacités techniques, en particulier la formation de pilotes de drones pour optimiser la collecte et l’analyse des données sur le terrain.
Au-delà des résultats chiffrés, l’accent a été mis sur l’importance écologique du Pnt, véritable "poumon vert", qui participe à la régulation du climat, à la séquestration du carbone et à la stabilité de la pluviométrie, essentiels à l’agriculture locale.
C’est d’ailleurs à ce titre que le président de l’atelier, Timothé Paha, préfet de Méagui, a exhorté « les populations riveraines à adopter des pratiques agricoles durables et à éviter toute forme d’agression sur ce patrimoine unique, qui abrite des espèces emblématiques comme le chimpanzé d’Afrique de l’Ouest ».
Quant à la Réserve naturelle du Cavally, les participants se sont réjouis des bons points de sa restauration en cours. Créée en 2023 et placée sous la gestion de l’Oipr en 2024, cette aire protégée connaît elle aussi une évolution positive.
Soumise, avant son changement de statut, à d’intenses pressions humaines (agriculture, braconnage et orpaillage), cette forêt retrouve peu à peu sa biodiversité grâce à des actions coordonnées de surveillance, de reboisement et de récupération des anciennes parcelles agricoles.
Le taux de performance globale atteint 85 % au troisième trimestre 2015. Cela reflète l’efficacité des efforts conjoints de l’Oipr et de ses partenaires (Earthworm Foundation, Wild Chimpanzee Foundation, Ofi, Olam, forces de sécurité et autorités administratives).
(Source : Dzso-Oipr)