Présidentielle 2025: Le CNDH appelle à la retenue et au respect des droits de l’homme dans le contexte pré-électoral

Mme Namizata Sangaré,présidente du CNDH
Mme Namizata Sangaré,présidente du CNDH
Mme Namizata Sangaré,présidente du CNDH

Présidentielle 2025: Le CNDH appelle à la retenue et au respect des droits de l’homme dans le contexte pré-électoral

Le 20/10/25 à 19:17
modifié 20/10/25 à 19:42
À quelques jours du scrutin présidentiel prévu le 25 octobre prochain, le Conseil National des Droits de l’Homme (CNDH) de Côte d’Ivoire attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le climat pré-électoral marqué par des tensions et des appels à manifester. Dans une déclaration rendue publique, l’institution présidée par Namizata Sangaré invite les acteurs politiques et les citoyens à privilégier le dialogue et les voies légales d’expression pour garantir un scrutin apaisé.

Le CNDH indique suivre avec la plus grande vigilance la situation sur le terrain, grâce à ses 31 Commissions Régionales des Droits de l’Homme (CRDH) déployées pour le monitoring et le suivi du processus électoral. Depuis la publication de la liste définitive des candidats à l’élection présidentielle par le Conseil constitutionnel, le 8 septembre dernier, l’institution note la multiplication d’appels à manifester sur les réseaux sociaux, relayés par certains acteurs politiques, malgré les interdictions édictées par les autorités locales.

Selon le CNDH, des groupes isolés ont répondu à ces appels par des marches et actes de protestation dans plusieurs localités, entraînant des affrontements avec les forces de sécurité, des dégâts matériels et la suspension d’activités scolaires dans certaines zones, notamment à Cocody, Yopougon, Abobo, Daloa, Bouaflé, Gagnoa, Bonoua et Bangolo. L’institution s’est dite particulièrement préoccupée par la mort d’un jeune homme de 22 ans à Bonoua, tué par balle lors d’une manifestation le 13 octobre dernier, un drame confirmé par la Direction Générale de la Police Nationale.

Face à ces événements, le CNDH rappelle les principes fondamentaux qui encadrent les droits et libertés en démocratie : la liberté d’expression et le droit de manifestation pacifique sont garantis par la Constitution, mais doivent s’exercer dans le respect de la loi, sans porter atteinte à la sécurité publique ni aux droits d’autrui. L’institution condamne tout recours à la violence et les actes de destruction des biens publics, soulignant qu’ils « sapent les fondements de l’État de droit ».

Le Conseil demande l’ouverture d’enquêtes sur toutes les atteintes aux droits de l’homme signalées au cours des récents incidents, y compris la mort du jeune homme de Bonoua. Il assure suivre de près les procédures judiciaires ouvertes contre les personnes interpellées lors des interventions des forces de sécurité.

Par ailleurs, le CNDH insiste sur la nécessité de protéger les citoyens contre les actes de violence, en renforçant la prévention et la sécurité autour des lieux de vote pour permettre la tenue d’un scrutin serein. Il appelle également les institutions publiques et les acteurs politiques à la responsabilité, au respect des lois et à la promotion d’un climat de paix et de tolérance.

Enfin, tout en présentant ses condoléances à la famille du jeune homme décédé, le CNDH réaffirme son engagement, aux côtés de ses commissions régionales, à poursuivre une surveillance accrue du processus électoral afin de garantir la transparence, la sécurité et le respect des droits humains tout au long de cette période décisive pour la démocratie ivoirienne.

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Le 20/10/25 à 19:17
modifié 20/10/25 à 19:42