Violences électorales : Les victimes des crises ivoiriennes n'en veulent plus

Les victimes des crises ivoiriennes sensibilisées à la non-violence. (Ph: Bavane)
Les victimes des crises ivoiriennes sensibilisées à la non-violence. (Ph: Bavane)
Les victimes des crises ivoiriennes sensibilisées à la non-violence. (Ph: Bavane)

Violences électorales : Les victimes des crises ivoiriennes n'en veulent plus

Le 18/10/25 à 21:55
modifié 20/10/25 à 11:28
Ils étaient une centaine de personnes de la Confédération des organisations de victimes des crises ivoiriennes (Covici) réunies le samedi 18 octobre 2025, au foyer des jeunes de Yopougon sis à la Sideci, qui disent non aux violences électorales.

Ces victimes ont lancé ce cri de cœur lors d'une conférence publique sur le thème : « De la douleur à l’action citoyenne : les victimes des crises actrices de paix pour des scrutins sans violences ».

Autour de leur président, ces hommes et femmes supplient les acteurs politiques, populations, hommes de médias, chacun dans son domaine, à œuvrer pour des élections sans violences.

« Alors que notre pays se prépare à de nouveaux scrutins, il est impératif de tirer les leçons du passé. La paix ne se décrète pas, elle se construit. Et cette construction commence par la reconnaissance des torts causés aux victimes, la réparation des préjudices, la justice et surtout la participation active de celles et ceux qui ont connu la violence », a exposé Kanté Lanciné, Pca de la Covici.

Il a ensuite invité les victimes à aller dans les communautés pour déconstruire les discours de haine, sensibiliser les jeunes aux conséquences réelles de la violence, promouvoir un débat respectueux, combattre publiquement et sans crainte toute incitation à la haine d’où qu'elle vienne. « Prônez le dialogue intercommunautaire, exhortez les leaders politiques au respect des institutions et à renoncer à toute forme de violence », a-t-il ajouté.

Aux médias et aux leaders d'opinion, le président de la Covici, a exhorté à la modération. Soulignant que la plume et le micro sont plus puissants que les machettes. « Refusez de devenir des amplificateurs de rumeurs et de division », a-t-il appelé.

La Covici créée en 2013, au lendemain de la crise ivoirienne, se veut un creuset d’idées, d’actions et de sensibilisation.


Le 18/10/25 à 21:55
modifié 20/10/25 à 11:28