Côte d’Ivoire/Sécurité et ordre public: Le gouvernement suspend les manifestations publiques pour deux mois

Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé
Le ministre de l'Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé

Côte d’Ivoire/Sécurité et ordre public: Le gouvernement suspend les manifestations publiques pour deux mois

Le 18/10/25 à 09:41
modifié 18/10/25 à 09:52
Face au contexte sociopolitique sensible à l’approche de l’élection présidentielle du 25 octobre 2025, le gouvernement ivoirien a pris, le 17 octobre, un arrêté interministériel interdisant sur toute l’étendue du territoire national les meetings et manifestations publiques pour une durée de deux mois.

Le ministre d’État, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, et le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, le général Vagondo Diomandé, ont signé conjointement, le vendredi 17 octobre 2025, un arrêté interministériel n°7656/MIS/MEMD, portant interdiction de meetings et manifestations publiques sur toute l’étendue du territoire national.

Cette décision, publiée au Journal officiel de la République de Côte d’Ivoire, s’appuie sur la Constitution et plusieurs textes légaux, notamment les lois relatives au Code pénal et au Code de procédure pénale, ainsi que sur des décrets récents encadrant la nomination et les attributions des membres du gouvernement.

Conformément à l’article premier de l’arrêté, la mesure entre en vigueur pour une période de deux mois à compter de sa date de signature. Elle concerne toutes les formes de rassemblements publics, qu’ils soient politiques, associatifs ou syndicaux. L’article 2 prévoit toutefois que des mesures d’application spécifiques pourront être prises si les circonstances l’exigent, en coordination avec les autorités judiciaires et sécuritaires compétentes.

L’arrêté confie aux préfets, aux commandants de gendarmerie et au directeur général de la police nationale la responsabilité de sa mise en œuvre. Ces autorités sont chargées d’en assurer la diffusion et le respect, dans le but de garantir la sécurité nationale, la paix sociale et la protection des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire.

Cette mesure, selon des sources sécuritaires, s’inscrit dans une logique de prévention des troubles à l’ordre public et de maintien d’un climat électoral apaisé, à quelques jours du scrutin présidentiel.

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Le 18/10/25 à 09:41
modifié 18/10/25 à 09:52