Les compagnies sont aux prises avec des temps d’attente sans précédent de livraison d’aéronefs et des calendriers de livraison imprévisibles. (Ph: Dr)
Les compagnies sont aux prises avec des temps d’attente sans précédent de livraison d’aéronefs et des calendriers de livraison imprévisibles. (Ph: Dr)
Approvisionnement en avions : Le calvaire des compagnies aériennes
Les compagnies aériennes sont confrontées à des difficultés d’approvisionnement en aéronefs. L’Association du transport aérien international (Iata) le révèle dans un rapport publié, en collaboration avec un partenaire, le 13 octobre 2025. « À l’échelle mondiale, les arriérés de commandes ont atteint, en 2024, un sommet historique de 17 000 aéronefs... », stipule ledit rapport.
Cette étude, intitulée Reviving the Commercial Aircraft Supply Chain (« Relancer la chaîne d’approvisionnement des avions commerciaux »), impute ces difficultés, entre autres, au modèle économique actuel de l’industrie aérospatiale, aux bouleversements occasionnés par l’instabilité géopolitique, à la pénurie de matières premières et au marché du travail.
Les impacts négatifs des difficultés de la chaîne d’approvisionnement sont multiples. Ces problèmes retardent la production de nouveaux aéronefs et de pièces de rechange, contraignant ainsi les compagnies aériennes à réévaluer la planification de leurs flottes.
Dans plusieurs cas, selon l’étude, elles sont obligées de maintenir en service des appareils plus anciens pour une période prolongée.
Cette situation a eu pour corollaire, en 2025, des coûts supplémentaires de carburant estimés à environ 2 300 milliards de Fcfa, les compagnies exploitant des avions plus anciens et donc moins efficaces sur le plan énergétique.
Les coûts de maintenance excédentaires sont, quant à eux, évalués à 1 700 milliards de Fcfa, les aéronefs plus vieux exigeant des opérations de maintenance plus fréquentes et plus coûteuses.
S’ajoute à cela une hausse des frais de location de moteurs, les compagnies devant recourir à des moteurs loués pendant que ceux de leurs appareils sont en maintenance. Comme ces avions sont anciens, leurs moteurs restent plus longtemps au sol, ce qui alourdit les coûts de location, estimés à 1 400 milliards de Fcfa.
Face à ces difficultés récurrentes, les compagnies stockent un plus grand nombre de pièces de rechange afin de pallier les perturbations imprévisibles de la chaîne d’approvisionnement. Les coûts de stockage grimpent ainsi à 784 milliards de Fcfa, selon le rapport.
« Les compagnies aériennes ont besoin d’une chaîne d’approvisionnement fiable pour exploiter et agrandir leurs flottes efficacement. Nous faisons face à des temps d’attente sans précédent pour les aéronefs, les moteurs et les pièces, ainsi qu’à des calendriers de livraison imprévisibles. Ces problèmes ont fait grimper les coûts d’au moins 11 milliards de dollars (environ 6 000 milliards de Fcfa) cette année, et ont limité la capacité de répondre à la demande des consommateurs », résume le directeur général de l’Iata, Willie Walsh.
Pour répondre à ces défis, l’étude suggère d’adopter les bonnes pratiques de l’après-marché, d’assurer une meilleure visibilité à tous les niveaux de la chaîne de fournisseurs afin d’identifier rapidement les risques et de réduire les goulots d’étranglement. Elle recommande également d’accroître les capacités en matière de réparation et de production de pièces.
Les impacts négatifs des difficultés de la chaîne d’approvisionnement sont multiples. Ces problèmes retardent la production de nouveaux aéronefs et de pièces de rechange, contraignant ainsi les compagnies aériennes à réévaluer la planification de leurs flottes.
Dans plusieurs cas, selon l’étude, elles sont obligées de maintenir en service des appareils plus anciens pour une période prolongée.
Cette situation a eu pour corollaire, en 2025, des coûts supplémentaires de carburant estimés à environ 2 300 milliards de Fcfa, les compagnies exploitant des avions plus anciens et donc moins efficaces sur le plan énergétique.
Les coûts de maintenance excédentaires sont, quant à eux, évalués à 1 700 milliards de Fcfa, les aéronefs plus vieux exigeant des opérations de maintenance plus fréquentes et plus coûteuses.
S’ajoute à cela une hausse des frais de location de moteurs, les compagnies devant recourir à des moteurs loués pendant que ceux de leurs appareils sont en maintenance. Comme ces avions sont anciens, leurs moteurs restent plus longtemps au sol, ce qui alourdit les coûts de location, estimés à 1 400 milliards de Fcfa.
Face à ces difficultés récurrentes, les compagnies stockent un plus grand nombre de pièces de rechange afin de pallier les perturbations imprévisibles de la chaîne d’approvisionnement. Les coûts de stockage grimpent ainsi à 784 milliards de Fcfa, selon le rapport.
« Les compagnies aériennes ont besoin d’une chaîne d’approvisionnement fiable pour exploiter et agrandir leurs flottes efficacement. Nous faisons face à des temps d’attente sans précédent pour les aéronefs, les moteurs et les pièces, ainsi qu’à des calendriers de livraison imprévisibles. Ces problèmes ont fait grimper les coûts d’au moins 11 milliards de dollars (environ 6 000 milliards de Fcfa) cette année, et ont limité la capacité de répondre à la demande des consommateurs », résume le directeur général de l’Iata, Willie Walsh.
Pour répondre à ces défis, l’étude suggère d’adopter les bonnes pratiques de l’après-marché, d’assurer une meilleure visibilité à tous les niveaux de la chaîne de fournisseurs afin d’identifier rapidement les risques et de réduire les goulots d’étranglement. Elle recommande également d’accroître les capacités en matière de réparation et de production de pièces.