Sur scène, une vingtaine de comédiens redonnent voix à la souffrance d’un peuple meurtri.
Festival international du Théâtre de Béjaïa-Algérie/‘’Palestine trahie’’ : un cri de résistance et de mémoire
Ouverte le 10 octobre pour se refermer, le 17 octobre, la 14ᵉ édition du Festival
international du Théâtre de Béjaïa (Fitb), au regard de la variété et la qualité des pièces de
théâtre, tient toutes ses promesses de carrefour des cultures et des langues africaines. Et la
pièce ‘’Palestine Trahie’’, une création du Théâtre régional de Tizi Ouzou mise en scène par
Ahmed Rezzag, jouée à l’ouverture au Théâtre régional Abdelmalek Bouguermouh n’a pas
trahi les promesses du festival.
Inspirée des textes éponymes de Kateb Yacine (Palestine trahie et Cadavre encerclé), cette
œuvre théâtrale de 65 minutes plonge le spectateur dans le destin tragique de Mohamed
Zeitoun, un jeune Palestinien contraint d’abandonner sa terre. Sur scène, une vingtaine de
comédiens redonnent voix à la souffrance d’un peuple meurtri, dénonçant avec force la
complicité silencieuse du monde face aux crimes de l’occupation sioniste.
Le spectacle, déjà salué en 2025 au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, s’impose par sa
mise en scène épurée mais vibrante. La dramaturgie de Lamine Bahri, les compositions
musicales d’Ismaïl Khaldi et les chorégraphies signées Khadidja Guemiri amplifient la charge
émotionnelle, enveloppant le public dans une atmosphère de tristesse et de colère contenue.
Entre ombre et lumière, chants et silence, chaque tableau transporte le spectateur au cœur
de Gaza et des drames humains qui s’y jouent quotidiennement.
Plus qu’une représentation artistique, ‘’Palestine trahie’’ se veut un cri de résistance et de
mémoire. Elle met en lumière la férocité de l’occupation, les douleurs du peuple palestinien et
l’indignation face à « un silence international incompréhensible et indigne ».
Les comédiens, habités par la cause qu’ils incarnent, ont su bouleverser un public visiblement
ému, certains spectateurs laissant couler des larmes face à la justesse et à la vérité des scènes.
Au total, "Palestine trahie" a encore une fois démontré sur la scène que le théâtre, loin du
divertissement, est acte de conscience, rappelant le rôle de l’art comme miroir des injustices et
témoin des douleurs du monde.
SERGES N’GUESSANT
théâtre, tient toutes ses promesses de carrefour des cultures et des langues africaines. Et la
pièce ‘’Palestine Trahie’’, une création du Théâtre régional de Tizi Ouzou mise en scène par
Ahmed Rezzag, jouée à l’ouverture au Théâtre régional Abdelmalek Bouguermouh n’a pas
trahi les promesses du festival.
Inspirée des textes éponymes de Kateb Yacine (Palestine trahie et Cadavre encerclé), cette
œuvre théâtrale de 65 minutes plonge le spectateur dans le destin tragique de Mohamed
Zeitoun, un jeune Palestinien contraint d’abandonner sa terre. Sur scène, une vingtaine de
comédiens redonnent voix à la souffrance d’un peuple meurtri, dénonçant avec force la
complicité silencieuse du monde face aux crimes de l’occupation sioniste.
Le spectacle, déjà salué en 2025 au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi, s’impose par sa
mise en scène épurée mais vibrante. La dramaturgie de Lamine Bahri, les compositions
musicales d’Ismaïl Khaldi et les chorégraphies signées Khadidja Guemiri amplifient la charge
émotionnelle, enveloppant le public dans une atmosphère de tristesse et de colère contenue.
Entre ombre et lumière, chants et silence, chaque tableau transporte le spectateur au cœur
de Gaza et des drames humains qui s’y jouent quotidiennement.
Plus qu’une représentation artistique, ‘’Palestine trahie’’ se veut un cri de résistance et de
mémoire. Elle met en lumière la férocité de l’occupation, les douleurs du peuple palestinien et
l’indignation face à « un silence international incompréhensible et indigne ».
Les comédiens, habités par la cause qu’ils incarnent, ont su bouleverser un public visiblement
ému, certains spectateurs laissant couler des larmes face à la justesse et à la vérité des scènes.
Au total, "Palestine trahie" a encore une fois démontré sur la scène que le théâtre, loin du
divertissement, est acte de conscience, rappelant le rôle de l’art comme miroir des injustices et
témoin des douleurs du monde.
SERGES N’GUESSANT