Directeur général de l’OCPV, Bernard Adou Gnenye
Interview/ Bernard Adou Gnenye, DG de l’OCPV : « Notre structure contribue à la sécurité alimentaire »
L’Office d'aide à la commercialisation des produits vivriers en Côte d'Ivoire (OCPV) a pour mission de fournir une aide pour l’amélioration de la commercialisation des produits vivriers en Côte d’Ivoire. Dans un contexte de lutte contre la cherté de la vie, le directeur général de l’OCPV, Bernard Adou Gnenye, soulève un coin du voile sur les projets de sa structure et rassure.
Comment se porte aujourd'hui l'Office d'aide à la commercialisation des produits vivriers en Côte d'Ivoire ?
Je peux d'emblée dire que l'OCPV se porte bien. Quand nous regardons aujourd'hui l'ensemble des activités que nous menons, les projets que nous conduisons, avec l'Union européenne, la Banque mondiale, et l'État de Côte d'Ivoire, on ne peut qu’être heureux.
Nous intervenons également dans les projets du Pôle agro-industriel, les projets de développement des chaînes de valeur agricole conduites par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural. Au regard aussi de l'intense activité que nos agents de l'intérieur du pays mènent au quotidien, aux côtés des acteurs du vivier, et du nombre de courriers même que nous recevons, on peut affirmer que l’OCPV bouge. Tenez, il y a quelques années, nous recevions entre 200 et 300 courriers par an. Aujourd'hui, nous avons atteint la barre de mille courriers par année.
Par ailleurs, le nombre de fonctionnaires qui frappent à la porte de l'OCPV croit d’année en année. Ainsi, de 163, nous sommes actuellement à 277 agents. Donc l'OCPV se porte bien.
L'État fait de la souveraineté alimentaire l’une de ses priorités, quelle est la contribution de l’OCPV dans l’atteinte de cet objectif ?
Un facteur essentiel de la sécurité alimentaire, c’est la possibilité pour chaque nation de développer son outil de production afin de maintenir sa capacité à produire sa propre alimentation.
L'OCPV, dans ses missions, contribue à la sécurité alimentaire.
En effet, la sécurité alimentaire repose sur quatre piliers. Ce sont la disponibilité de l'alimentation, l'accès à cette alimentation, l'utilisation de cette alimentation et le maintien de cette alimentation.
Au niveau de l'agriculture, par exemple qui encadre les acteurs à produire cette alimentation, si toutes les denrées qui sont produites dans les différentes zones ne parviennent pas être distribuées sur les marchés, on ne pourra pas atteindre la sécurité alimentaire.
Or, le rôle de l'OCPV, c'est de faire en sorte que l'alimentation qui est produite sorte pour être dans l'assiette des populations. À ce niveau, nous travaillons au quotidien avec les populations pour faciliter la sortie de ces produits.
Dans un premier temps, nous sortons ces produits ; ensuite, nous aidons les populations à les acheminer sur le marché. En outre, nous travaillons à donner des petits équipements aux acteurs, notamment des tricycles, des camions, pour faciliter la sortie des produits et l’acheminement sur le marché.
Dans ce cadre, vous avez initié un programme de construction, de construction de marchés de proximité. À combien, peut-on évaluer le nombre ?
Dans les actions de l'OCPV visant à atteindre la sécurité alimentaire, l’office a initié le programme de construction des marchés de proximité qui s’inscrit dans le projet d'appui à la collecte et à la mise en marché des produits vivriers, dont une composante importante est la construction de 155 marchés de proximité qui vont se faire en trois phases.
On a une phase pilote de quarante marchés, une deuxième phase de cinquante marchés et une troisième phase de 150 marchés. Ces marchés de proximité sont en fait des sites de groupage de la production. Parce que, selon l'état des lieux que nous avons fait du commerce des produits livrés, il ressort que la question du groupage est importante.
Car compte tenu de l'atomicité de la production, les paysans, faute de moyens, n'arrivaient pas à réaliser de grandes superficies. Ce sont plutôt de petites productions qui étaient mises en œuvre çà et là. Par conséquent, pour faire le chargement d'un camion, il leur fallait parcourir plusieurs localités. Ce qui suppose de l'énergie, de l'argent et du temps à perdre.
Car là où, d’habitude l’on pouvait, en un seul lieu et en un seul jour, s’approvisionner et écouler les produits le marché, l’on passe généralement deux à trois jours en sillonnant plusieurs endroits. Or, les produits livrés sont périssables ; ce qui contribue aux pertes post-production.
Ainsi, dans les marchés de proximité qui sont en vue, nous avons prévu des équipements, notamment des tricycles, des camions, des broyeuses.
L'une des préoccupations des acteurs, c'est d'assurer l'enlèvement de la production bord champ. Or, avec l’appui des tricycles, on peut enlever la production depuis le lieu de production jusqu'aux zones de pré-collecte.
Ensuite, les camions prendront la relève à partir des zones de pré-collecte jusqu'aux sites de groupage. De sorte que les commerçants qui vont au bord champ puissent directement s’y ravitailler pour alimenter, approvisionner les marchés de consommation.
Quels sont actuellement les obstacles réels liés à la commercialisation des produits ?
Les obstacles sont de plusieurs ordres.
Il y a le problème de l'atomicité de la production et de groupage. Mais, les marchés de proximité vont résoudre cette difficulté.
L’on note également la question du transport des productions, celles de la conservation et de la transformation.
Le financement des acteurs demeure également un obstacle. Mais, l’on constate surtout, le faible niveau d'organisation et de structuration des acteurs de la chaîne de commercialisation des produits. Évidemment, des pistes de solutions existent.
Par ailleurs, dans le milieu rural, on constate que des pistes sont impraticables. Tout cela contribue à freiner la bonne commercialisation des produits vivriers.
Dans son programme de lutte contre la vie chère, l'État vous a sans doute assigné des objectifs. Quels sont-ils et comment comptez-vous les atteindre ?
Il y a quelques années, une étude a été réalisée sur la consommation des ménages pour voir les dépenses qui étaient les plus importantes à leur niveau.
L'alimentation est venue en première position. Ce qui veut dire qu’il est primordial que nous mettions en place un dispositif qui va permettre d'assurer la disponibilité des produits sur les marchés. Car, plus les produits abondent sur le marché, plus certainement, on peut arriver à réduire les prix. C’est pourquoi, nous avons mis en place un système d'information des marchés.
Certes, le système est peu performant, on peut le dire, mais déjà, il aide à renseigner ou informer les acteurs sur les zones de disponibilité et celles où il y a une faiblesse de cette disponibilité. C’est pourquoi, nous sommes à l’œuvre pour améliorer notre système d’information. Nous développons un autre système, dans le cadre d'un autre projet qu'on appelle le e-grenier, et qui est une plateforme sur laquelle l'ensemble des acteurs vont s'inscrire et sur laquelle un certain nombre d'informations vont être diffusées, notamment les disponibilités des produits et les prix de vente.
Lorsque les producteurs et les acheteurs y sont inscrits, il est plus facile pour eux, d’avoir accès aux annonces qui sont faites, et il y aura des échanges à travers la plateforme et des transactions. Cela va contribuer à améliorer l’approvisionnement du marché. Car souvent, l'aliment peut être disponible, mais des commerçants créent une indisponibilité pour renchérir les prix.
En sus, notre certificat de provenance, qui est une sorte de laisser-passer pour les transporteurs de produits viviers, va servir à lutter contre les tracasseries routières.
Enfin, concernant la question des pertes, une étude est en train d’être menée pour réduire les pertes post-récoltes et booster le niveau de disponibilité. Comme le marché répond très souvent à la loi de l'offre et de la demande, quand les produits sont disponibles sur les marchés, nous constatons une baisse des prix de ces produits.
Est-ce que les exportations non contrôlées ne contribuent pas à réduire la disponibilité des produits sur les marchés ?
Le fait que les produits ivoiriens sortent de notre territoire pour aller vers les pays de la sous-région, est plutôt une opportunité pour notre agriculture, c'est-à-dire que nos produits sont demandés dans la sous-région. Du coup, nous devons en tenir compte pour produire. Grâce au gouvernement qui a développé notre agriculture, nous avons des performances qui font que les pays de la sous-région viennent s'approvisionner chez nous. Cela est vrai, même si ce n'est pas le cas pour tous les produits, notamment le bétail.
Pour les produits tels que les légumes, c'est pratiquement ici que les autres pays viennent s'approvisionner. Dans la mise en place de notre politique de production, nous devons produire non seulement pour les Ivoiriens, mais également pour les pays de la sous-région. Car, nous avons des facteurs favorables au développement de notre agriculture.
Il importe de relever qu’un arrêté a été pris, qui dit que désormais, pour que les produits sortent, ils sont soumis à une autorisation préalable à l'exportation.
Le but, ce n'est pas d'arrêter l'exportation, mais de contrôler la quantité de produits viviers ivoiriens qui arrive sur les territoires des pays frontaliers. Parce que nous avons des échanges entre les pays, mais nous n'avons pas de données chiffrées. Or si nous avions ces données, nous pourrions savoir l’objectif de production au niveau national à maintenir ou à dépasser.
Nombre de consommateurs se plaignent du prix élevé du vivrier en Côte d’Ivoire. Quelle est votre réaction ?
Comme on le dit, comparaison n'est pas raison, mais très souvent, nous avons l'occasion de comparer les prix qui ont cours dans la sous-région. Le constat est net, les prix pratiqués en Côte d'Ivoire sont sont nettement inférieurs à ceux de la sous-région.
Mais comme je l'ai dit, cela est relatif. Car, avec les changements climatiques, il est difficile de garantir une production. Les pluies qui se raréfient ne favorisent pas l’obtention d’un grand rendement.
Par conséquent, le producteur qui a investi, pour pouvoir garantir son activité, est obligé d'élever un peu le prix. Si vous regardez bien, c'est toujours durant la même période de l’année que les gens se plaignent. De la période qui part de juillet à janvier, février, en général, il n'y a pas de plainte. C’est à partir du mois d'avril que les gens commencent à se plaindre, la demande étant plus forte que l’offre, en cette période.
Interview réalisée par Ahua Kouakou
Comment se porte aujourd'hui l'Office d'aide à la commercialisation des produits vivriers en Côte d'Ivoire ?
Nous intervenons également dans les projets du Pôle agro-industriel, les projets de développement des chaînes de valeur agricole conduites par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural. Au regard aussi de l'intense activité que nos agents de l'intérieur du pays mènent au quotidien, aux côtés des acteurs du vivier, et du nombre de courriers même que nous recevons, on peut affirmer que l’OCPV bouge. Tenez, il y a quelques années, nous recevions entre 200 et 300 courriers par an. Aujourd'hui, nous avons atteint la barre de mille courriers par année.
Par ailleurs, le nombre de fonctionnaires qui frappent à la porte de l'OCPV croit d’année en année. Ainsi, de 163, nous sommes actuellement à 277 agents. Donc l'OCPV se porte bien.
L'État fait de la souveraineté alimentaire l’une de ses priorités, quelle est la contribution de l’OCPV dans l’atteinte de cet objectif ?
Un facteur essentiel de la sécurité alimentaire, c’est la possibilité pour chaque nation de développer son outil de production afin de maintenir sa capacité à produire sa propre alimentation.
L'OCPV, dans ses missions, contribue à la sécurité alimentaire.
En effet, la sécurité alimentaire repose sur quatre piliers. Ce sont la disponibilité de l'alimentation, l'accès à cette alimentation, l'utilisation de cette alimentation et le maintien de cette alimentation.
Au niveau de l'agriculture, par exemple qui encadre les acteurs à produire cette alimentation, si toutes les denrées qui sont produites dans les différentes zones ne parviennent pas être distribuées sur les marchés, on ne pourra pas atteindre la sécurité alimentaire.
Or, le rôle de l'OCPV, c'est de faire en sorte que l'alimentation qui est produite sorte pour être dans l'assiette des populations. À ce niveau, nous travaillons au quotidien avec les populations pour faciliter la sortie de ces produits.
Dans un premier temps, nous sortons ces produits ; ensuite, nous aidons les populations à les acheminer sur le marché. En outre, nous travaillons à donner des petits équipements aux acteurs, notamment des tricycles, des camions, pour faciliter la sortie des produits et l’acheminement sur le marché.
Dans ce cadre, vous avez initié un programme de construction, de construction de marchés de proximité. À combien, peut-on évaluer le nombre ?
Dans les actions de l'OCPV visant à atteindre la sécurité alimentaire, l’office a initié le programme de construction des marchés de proximité qui s’inscrit dans le projet d'appui à la collecte et à la mise en marché des produits vivriers, dont une composante importante est la construction de 155 marchés de proximité qui vont se faire en trois phases.
On a une phase pilote de quarante marchés, une deuxième phase de cinquante marchés et une troisième phase de 150 marchés. Ces marchés de proximité sont en fait des sites de groupage de la production. Parce que, selon l'état des lieux que nous avons fait du commerce des produits livrés, il ressort que la question du groupage est importante.
Car compte tenu de l'atomicité de la production, les paysans, faute de moyens, n'arrivaient pas à réaliser de grandes superficies. Ce sont plutôt de petites productions qui étaient mises en œuvre çà et là. Par conséquent, pour faire le chargement d'un camion, il leur fallait parcourir plusieurs localités. Ce qui suppose de l'énergie, de l'argent et du temps à perdre.
Car là où
Ainsi, dans les marchés de proximité qui sont en vue, nous avons prévu des équipements, notamment des tricycles, des camions, des broyeuses.
L'une des préoccupations des acteurs, c'est d'assurer l'enlèvement de la production bord champ. Or, avec l’appui des tricycles, on peut enlever la production depuis le lieu de production jusqu'aux zones de pré-collecte.
Ensuite, les camions prendront la relève à partir des zones de pré-collecte jusqu'aux sites de groupage. De sorte que les commerçants qui vont au bord champ puissent directement s’y ravitailler pour alimenter, approvisionner les marchés de consommation.
Quels sont actuellement les obstacles réels liés à la commercialisation des produits ?
Les obstacles sont de plusieurs ordres.
Il y a le problème de l'atomicité de la production et de groupage. Mais, les marchés de proximité vont résoudre cette difficulté.
L’on note également la question du transport des productions, celles de la conservation et de la transformation.
Le financement des acteurs demeure également un obstacle. Mais, l’on constate surtout, le faible niveau d'organisation et de structuration des acteurs de la chaîne de commercialisation des produits. Évidemment, des pistes de solutions existent.
Par ailleurs, dans le milieu rural, on constate que des pistes sont impraticables. Tout cela contribue à freiner la bonne commercialisation des produits vivriers.
Dans son programme de lutte contre la vie chère, l'État vous a sans doute assigné des objectifs. Quels sont-ils et comment comptez-vous les atteindre ?
Il y a quelques années, une étude a été réalisée sur la consommation des ménages pour voir les dépenses qui étaient les plus importantes à leur niveau.
L'alimentation est venue en première position. Ce qui veut dire qu’il est primordial que nous mettions en place un dispositif qui va permettre d'assurer la disponibilité des produits sur les marchés. Car, plus les produits abondent sur le marché, plus certainement, on peut arriver à réduire les prix. C’est pourquoi, nous avons mis en place un système d'information des marchés.
Certes, le système est peu performant, on peut le dire, mais déjà, il aide à renseigner ou informer les acteurs sur les zones de disponibilité et celles où il y a une faiblesse de cette disponibilité. C’est pourquoi, nous sommes à l’œuvre pour améliorer notre système d’information. Nous développons un autre système, dans le cadre d'un autre projet qu'on appelle le e-grenier, et qui est une plateforme sur laquelle l'ensemble des acteurs vont s'inscrire et sur laquelle un certain nombre d'informations vont être diffusées, notamment les disponibilités des produits et les prix de vente.
Lorsque les producteurs et les acheteurs y sont inscrits, il est plus facile pour eux, d’avoir accès aux annonces qui sont faites, et il y aura des échanges à travers la plateforme et des transactions. Cela va contribuer à améliorer l’approvisionnement du marché. Car souvent, l'aliment peut être disponible, mais des commerçants créent une indisponibilité pour renchérir les prix.
En sus, notre certificat de provenance, qui est une sorte de laisser-passer pour les transporteurs de produits viviers, va servir à lutter contre les tracasseries routières.
Enfin, concernant la question des pertes, une étude est en train d’être menée pour réduire les pertes post-récoltes et booster le niveau de disponibilité. Comme le marché répond très souvent à la loi de l'offre et de la demande, quand les produits sont disponibles sur les marchés, nous constatons une baisse des prix de ces produits.
Est-ce que les exportations non contrôlées ne contribuent pas à réduire la disponibilité des produits sur les marchés ?
Le fait que les produits ivoiriens sortent de notre territoire pour aller vers les pays de la sous-région, est plutôt une opportunité pour notre agriculture, c'est-à-dire que nos produits sont demandés dans la sous-région. Du coup, nous devons en tenir compte pour produire. Grâce au gouvernement qui a développé notre agriculture, nous avons des performances qui font que les pays de la sous-région viennent s'approvisionner chez nous. Cela est vrai, même si ce n'est pas le cas pour tous les produits, notamment le bétail.
Pour les produits tels que les légumes, c'est pratiquement ici que les autres pays viennent s'approvisionner. Dans la mise en place de notre politique de production, nous devons produire non seulement pour les Ivoiriens, mais également pour les pays de la sous-région. Car, nous avons des facteurs favorables au développement de notre agriculture.
Il importe de relever qu’un arrêté a été pris, qui dit que désormais, pour que les produits sortent, ils sont soumis à une autorisation préalable à l'exportation.
Le but, ce n'est pas d'arrêter l'exportation, mais de contrôler la quantité de produits viviers ivoiriens qui arrive sur les territoires des pays frontaliers. Parce que nous avons des échanges entre les pays, mais nous n'avons pas de données chiffrées. Or si nous avions ces données, nous pourrions savoir l’objectif de production au niveau national à maintenir ou à dépasser.
Nombre de consommateurs se plaignent du prix élevé du vivrier en Côte d’Ivoire. Quelle est votre réaction ?
Comme on le dit, comparaison n'est pas raison, mais très souvent, nous avons l'occasion de comparer les prix qui ont cours dans la sous-région. Le constat est net, les prix pratiqués en Côte d'Ivoire sont sont nettement inférieurs à ceux de la sous-région.
Mais comme je l'ai dit, cela est relatif. Car, avec les changements climatiques, il est difficile de garantir une production. Les pluies qui se raréfient ne favorisent pas l’obtention d’un grand rendement.
Par conséquent, le producteur qui a investi, pour pouvoir garantir son activité, est obligé d'élever un peu le prix. Si vous regardez bien, c'est toujours durant la même période de l’année que les gens se plaignent. De la période qui part de juillet à janvier, février, en général, il n'y a pas de plainte. C’est à partir du mois d'avril que les gens commencent à se plaindre, la demande étant plus forte que l’offre, en cette période.
Interview réalisée par Ahua Kouakou