Charles Blé Goudé menacé de mort: Le conseil juridique du Cojep saisit le procureur de la République du Plateau

Me Serge Ouraga, avocat du Cojep. (Ph: Dr)
Me Serge Ouraga, avocat du Cojep. (Ph: Dr)
Me Serge Ouraga, avocat du Cojep. (Ph: Dr)

Charles Blé Goudé menacé de mort: Le conseil juridique du Cojep saisit le procureur de la République du Plateau

Le 09/10/25 à 19:39
modifié 10/10/25 à 11:33
Le président du Congrès panafricain pour la justice et l’égalité des peuples (Cojep), Charles Blé Goudé, est menacé de mort sur les réseaux sociaux par des individus. Ces menaces, récurrentes et persistantes depuis quelque temps, suscitent une vive inquiétude.

C’est pourquoi le président du Cojep, par le biais de son conseil juridique présidé par Me Serge Ouraga, a saisi le Tribunal de première instance du Plateau, ce jeudi 9 octobre 2025.

Dans une interview accordée à la presse à la sortie du parquet, Me Serge Ouraga a déclaré : « Le président Charles Blé Goudé fait l’objet d’un acharnement sévère depuis plusieurs mois, mais ces dernières semaines, les attaques ont pris la forme de véritables menaces de mort. »

Il a expliqué qu’un message publié sur Facebook affirme qu’« il aurait mieux valu que le président Charles Blé Goudé meure à la Cour pénale internationale ». Un autre internaute aurait même annoncé sa mort prochaine « avant la fin de l’année 2025 ». « Ces propos traduisent une volonté manifeste de nuire à l’intégrité physique du leader politique », a déploré l’avocat.

Selon lui, dans un contexte préélectoral tendu, toute menace doit être prise au sérieux, car le président du Cojep est amené dans les jours à venir à se déplacer et à aller à la rencontre des foules. Sa sécurité, à ce niveau, doit être renforcée.

Il a rappelé que la protection des citoyens, surtout des personnalités publiques, incombe aux autorités, d’où la nécessité d’alerter l’opinion publique et internationale sur les dérives potentielles liées à ce type de discours haineux.

« L’histoire nous a montré que de telles menaces peuvent précéder des drames. Cibler une personnalité politique pour ses opinions est un acte grave », a-t-il insisté, avant de lancer un appel à une réaction rapide de la justice.


Le 09/10/25 à 19:39
modifié 10/10/25 à 11:33