Côte d’Ivoire : Des réserves naturelles volontaires naissent d’un partenariat public-privé
« Si rien n’est fait pour préserver nos écosystèmes, le PIB de la Côte d’Ivoire pourrait chuter de 13 %, selon la Banque mondiale. C’est pourquoi ce type d’initiative nous donne des raisons d’espérer », a souligné le ministre Jacques Assahoré Konan, lors de la cérémonie de signature.
Des engagements clairs sur 2025–2028
Les premières réserves naturelles verront le jour sur les sites pilotes de Ehania (PALMCI) et Zuénoula (SUCRIVOIRE). Les étapes prévues incluent l’adoption d’arrêtés officiels, l’élaboration de plans de gestion écologique et la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation avec les communautés locales.
Pour le Groupe SIFCA, cette initiative confirme son engagement à bâtir une agro-industrie respectueuse du climat. Le groupe investit déjà dans la surveillance satellitaire de 3 millions d’hectares, le développement d’une agro-forêt de 10 000 hectares avec le ministère des Eaux et Forêts, la décarbonation de ses activités grâce à une ferme solaire à Bongo, ainsi que la réduction de la fertilisation chimique.
« Il n’y a pas de performance économique durable sans respect du vivant. Ensemble, nous voulons que l’agriculture soit une alliée de la nature », a affirmé Alassane Doumbia, président du Conseil d’Administration de SIFCA.
Par cette convention, la Côte d’Ivoire démontre qu’une alliance entre vision publique et engagement privé peut devenir un puissant levier pour la sauvegarde de la biodiversité et la lutte contre le réchauffement climatique.