Korhogo : L’Intercoton dote les techniciens de kits vétérinaires pour renforcer la filière coton
Des équipements adaptés aux besoins de terrain
Les kits distribués comprennent notamment des pinces à castrer, trousses à dissection, seringues revolver, aiguillons électriques, glacières, rubans barymétriques et autres matériels spécialisés. Ces équipements sont destinés aux techniciens en santé bovine des principales sociétés cotonnières : la CIDT, la COIC, la SECO, Ivoire Coton et Global Coton.
Au-delà de cette dotation, des formations et recyclages sont prévus pour les bénéficiaires afin de garantir un meilleur suivi sanitaire du bétail. L’objectif est clair : protéger la force animale, indispensable à la culture attelée de bœufs, qui représente près de 80 % de la production cotonnière nationale.
Selon Silué Siontiamma Jean-Baptiste, coordonnateur du projet RESCO et directeur exécutif de l’Inter-Coton, ce projet est financé à hauteur de 40 millions d’euros grâce à un accord de crédit signé entre l’État de Côte d’Ivoire, via le ministère d’État, ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Productions vivrières (MEMINADERPV), l’Agence française de développement (AFD) et INTERCOTON.
Le RESCO a pour vocation de renforcer la durabilité de la filière cotonnière dans un contexte de changement climatique, avec une approche sensible au genre. Sa mise en œuvre est assurée par l’Inter-Coton.
20 000 bœufs et du matériel agricole à distribuer
La sous-composante « Extension de la culture attelée » prévoit d’accompagner les producteurs dans la transition de la culture manuelle à la culture attelée. À terme, le projet permettra de distribuer 20 000 bœufs et du matériel agricole à plus de 22 000 producteurs, renforçant ainsi leur capacité de production et leur résilience face aux aléas climatiques.
Soro Moussa, président du Conseil d’administration de l’Inter-Coton, Mme Anouan Aude Leticia Déborah du MEMINADERPV, Djê Bi Tra Albert de la cellule mécanisation agricole et Soro Kolodjomon Anderson, porte-parole des TAAE, ont unanimement salué cette initiative. Ils y voient un levier majeur pour améliorer la productivité cotonnière et assurer un élevage bovin plus sain, productif et durable.
TK, une correspondance particulière