Mali: Bamako à son tour affectée par l’embargo jihadiste sur le carburant
De très nombreuses stations ont fermé, et d’interminables files d’attentes s’étirent devant les autres, jusque tard dans la nuit, dans la capitale du Mali. « Les quelques stations ouvertes sont prises d’assaut », témoigne un Bamakois. « Tout le monde a peur qu’il n’y ait bientôt plus d’essence », explique un autre. Dans les rues de la capitale, il n’est plus rare de voir des voitures en panne sèche, ou des personnes poussant leur moto.
Si dans certains quartiers il faut longuement chercher, on peut encore trouver du carburant, et les prix plafonds (775 francs CFA pour l’essence, 725 pour le gasoil) sont respectés, même si des prix plus élevés ont parfois été constatés, notamment dans des quartiers périphériques.
« Si ça continue, il n’y aura bientôt plus rien »
Pas de pénurie totale donc à ce stade, mais les nombreux habitants de la capitale joints par RFI ne cachent pas leur inquiétude. « C’est déjà très difficile, si ça continue, il n’y aura bientôt plus rien », redoute un Bamakois. « Impossible de faire des réserves, prendre de l’essence dans des bidons est interdit », déplore un autre.
« Les hydrocarbures constituent le premier poste d’importation du Mali, environ un tiers », explique un économiste malien. « Le Mali se ravitaille principalement au Sénégal et en Côte d’Ivoire, poursuit cette source, par les axes routiers qui sont régulièrement attaqués par les groupes armés ». Lire la suite...