Doua Blondé Obed, porte-parole des producteurs
Hausse historique du prix du cacao : Les producteurs expriment leur gratitude et appellent à la durabilité
Le Magazine du Dimanche de la RTI1, du 5 octobre 2025, a reçu M. Obed Blonde Doua, vice-président de l’Organisation Interprofessionnelle Agricole de la filière Café-Cacao (OIA Café-Cacao Côte d’Ivoire) et porte-parole des producteurs.
Il s’est prononcé sur la décision du Chef de l’État d’élever le prix bord champ du cacao à 2 800 FCFA le kilogramme, un niveau inédit dans l’histoire de la filière, et celui du café à 1 700 FCFA.
Un prix qui redonne dignité et espoir
Selon M. Doua, cette hausse est vécue par les producteurs comme une véritable « bouffée d’oxygène ». Elle vient soulager des années de difficultés marquées par la faiblesse du pouvoir d’achat et l’endettement chronique vis-à-vis des pisteurs et acheteurs locaux. « Ce prix redonne au planteur sa dignité, il rassure les familles et permet d’aller au champ avec sérénité », a-t-il affirmé.
Au-delà du gain économique, le porte-parole a salué les réformes entreprises depuis 2011, notamment la mise en place du Conseil du Café-Cacao et l’engagement ferme de l’État de reverser aux producteurs au moins 60 % du prix international. « Pour la première fois, le travail du planteur est respecté », a-t-il insisté.
Évoquant la carte de producteur, innovation introduite pour assurer la traçabilité et sécuriser les paiements, M. Doua a expliqué qu’elle permettra de veiller au respect strict du prix fixé. Désormais, les transactions seront automatisées via des terminaux reliés au Conseil du Café-Cacao, éliminant les risques de fraude et de sous-paiement.
De nouveaux défis à relever
Toutefois, au-delà de cette avancée, le vice-président de l’OIA a souligné les défis persistants. Il s’agit, entre autres des infrastructures insuffisantes dans les villages producteurs, de l’exode rural des jeunes, de l’autonomisation des femmes. « Avec ces prix, nous espérons voir les jeunes revenir dans les plantations et les femmes jouer un rôle accru dans la transformation », a-t-il indiqué.
Il a également insisté sur la nécessité de mécanismes de durabilité pour faire face au changement climatique et aux maladies des vergers. « La durabilité a un coût. Les efforts supplémentaires consentis par les producteurs doivent être rémunérés à leur juste valeur », a-t-il plaidé.
M. Doua a exprimé la reconnaissance de la profession agricole envers le Président de la République et les responsables du Conseil du Café-Cacao. Il a appelé ses pairs producteurs à poursuivre leur travail avec courage, dans l’espoir de prix encore meilleurs dans l’avenir.
Un prix qui redonne dignité et espoir
Selon M. Doua, cette hausse est vécue par les producteurs comme une véritable « bouffée d’oxygène ». Elle vient soulager des années de difficultés marquées par la faiblesse du pouvoir d’achat et l’endettement chronique vis-à-vis des pisteurs et acheteurs locaux. « Ce prix redonne au planteur sa dignité, il rassure les familles et permet d’aller au champ avec sérénité », a-t-il affirmé.
Au-delà du gain économique, le porte-parole a salué les réformes entreprises depuis 2011, notamment la mise en place du Conseil du Café-Cacao et l’engagement ferme de l’État de reverser aux producteurs au moins 60 % du prix international. « Pour la première fois, le travail du planteur est respecté », a-t-il insisté.
Évoquant la carte de producteur, innovation introduite pour assurer la traçabilité et sécuriser les paiements, M. Doua a expliqué qu’elle permettra de veiller au respect strict du prix fixé. Désormais, les transactions seront automatisées via des terminaux reliés au Conseil du Café-Cacao, éliminant les risques de fraude et de sous-paiement.
De nouveaux défis à relever
Toutefois, au-delà de cette avancée, le vice-président de l’OIA a souligné les défis persistants. Il s’agit, entre autres des infrastructures insuffisantes dans les villages producteurs, de l’exode rural des jeunes, de l’autonomisation des femmes. « Avec ces prix, nous espérons voir les jeunes revenir dans les plantations et les femmes jouer un rôle accru dans la transformation », a-t-il indiqué.
Il a également insisté sur la nécessité de mécanismes de durabilité pour faire face au changement climatique et aux maladies des vergers. « La durabilité a un coût. Les efforts supplémentaires consentis par les producteurs doivent être rémunérés à leur juste valeur », a-t-il plaidé.
M. Doua a exprimé la reconnaissance de la profession agricole envers le Président de la République et les responsables du Conseil du Café-Cacao. Il a appelé ses pairs producteurs à poursuivre leur travail avec courage, dans l’espoir de prix encore meilleurs dans l’avenir.