Cgeci Academy / Beugré Mambé : « Le temps n’est plus au diagnostic, le temps est à l’action »

Le Premier ministre, Dr Robert Beugré Mambé, a vanté les performances et le potentiel de l'économie ivoirienne (Honoré Bosson)
Le Premier ministre, Dr Robert Beugré Mambé, a vanté les performances et le potentiel de l'économie ivoirienne (Honoré Bosson)
Le Premier ministre, Dr Robert Beugré Mambé, a vanté les performances et le potentiel de l'économie ivoirienne (Honoré Bosson)

Cgeci Academy / Beugré Mambé : « Le temps n’est plus au diagnostic, le temps est à l’action »

Le 29/09/25 à 19:48
modifié 29/09/25 à 20:13
« Le temps n’est plus au diagnostic, le temps est à l’action. Ensemble, prenons conscience de nos forces, de nos faiblesses, de nos potentialités inexploitées et bâtissons une synthèse féconde qui consolide nos acquis et ouvre de nouvelles perspectives, fondées sur des partenariats intelligents et dynamiques ».

C’est par ces mots que le Premier ministre, ministre des Sports et du Cadre de vie, Dr Robert Beugré Mambé, s’est adressé, le 29 septembre 2025, aux représentants des secteurs public et privé africains réunis au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire pour la 13ᵉ édition de la Cgeci Academy.

Ahmed Cissé, président de la Cgeci
Ahmed Cissé, président de la Cgeci



Organisé par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (Cgeci), ce rendez-vous de haut niveau a enregistré la participation de délégations de la Confédération générale des entreprises du Maroc (Cgem), pays invité d’honneur, du Conseil national du patronat du Sénégal (Cnp) et du Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam).

Le thème retenu pour cette édition est sans équivoque : « Souveraineté économique, le temps de l’action ».

Dans son allocution, Dr Beugré Mambé a mis en avant la résilience de l’économie ivoirienne. Et ce, avec une croissance estimée à 6 % en 2024, avec une prévision de 6,5 % en 2025 et de plus de 6,7 % entre 2025 et 2027 ; un taux d’investissement global de 23,1 % du PIB en 2023 ; des finances publiques en consolidation avec un déficit budgétaire projeté à 3 % du PIB et une pression fiscale attendue à 15 % en 2025 ; une inflation sous contrôle.

Le Premier ministre a également souligné l’essor des infrastructures, notamment le doublement de la capacité de production électrique installée, passée de 1 391 MW en 2011 à plus de 3 020 MW en 2024. Dans le secteur agricole, pilier de la souveraineté nationale, la production vivrière a suivi la même tendance, passant de 11,5 millions de tonnes en 2011 à 23,6 millions de tonnes en 2024.

Plusieurs personnalités de haut rang ont apporté leur contribution aux réflexions. La Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Louise Mushikiwabo, et Dr Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective pour traduire en actes les ambitions du continent.

Le ministre marocain délégué à l’Investissement, à la Convergence et à l’Évaluation des politiques publiques, Karim Zidane, a, pour sa part, invité les pays africains à s’inspirer du modèle de coopération ivoiro-marocaine, basé sur la volonté commune de placer le secteur privé au centre du développement. Il a par ailleurs coanimé un panel aux côtés du ministre ivoirien des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, du vice-président Afrique de la Société financière internationale (SFI), Ethiopis Tafara, et de Paulo Gomez, président d’Orango Investment Corporation.

Ces échanges ont permis d’explorer les leviers prioritaires pour atteindre la souveraineté économique de l’Afrique.

Le ministre ivoirien du Commerce et de l’Industrie, Dr Souleymane Diarrassouba, a souligné l’urgence de valoriser davantage les ressources africaines, rappelant que plus de 70 % des matières premières quittent encore le continent à l’état brut.

De son côté, le président de la Cgeci, Ahmed Cissé, a estimé que la souveraineté économique réside dans « la capacité d’un pays à mettre en œuvre ses propres choix de développement, à transformer localement ses ressources et à renforcer son tissu industriel ».



Le 29/09/25 à 19:48
modifié 29/09/25 à 20:13