Louise Mushikiwabo (Sg de la Francophonie) : « Profitons du chaos dans le monde pour renforcer nos économies »

Louise Mushikiwabo presse les gouvernements à accélérer le processus de développement du continent (Honoré Bosson)
Louise Mushikiwabo presse les gouvernements à accélérer le processus de développement du continent (Honoré Bosson)
Louise Mushikiwabo presse les gouvernements à accélérer le processus de développement du continent (Honoré Bosson)

Louise Mushikiwabo (Sg de la Francophonie) : « Profitons du chaos dans le monde pour renforcer nos économies »

Le 29/09/25 à 13:31
modifié 29/09/25 à 19:43
La Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (Oif), Louise Mushikiwabo, n’est pas allée par quatre chemins, le 29 septembre 2025 au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, pour appeler à l’action lors de la cérémonie d’ouverture de la 13e édition de la Cgeci Academy qui se tient sur deux jours avec pour thème ‘’ Souveraineté économique : le temps de l'action ‘’. « Profitons du chaos dans le monde pour renforcer nos économies », a-t-elle lancé. Étant entendu que « la souveraineté économique est fragilisée par les nombreux conflits dans le monde », selon elle. Louise Mushikiwabo a appelé à capitaliser le potentiel de l’espace francophone qui représente « 17,7 % de la population mondiale, 16,5 % du PIB mondiale, 20,5 % du commerce dans le monde et 15,5 % des ressources minières ».

Relativement au thème, la Secrétaire générale de l’Oif a indiqué que la souveraineté économique n’oppose pas l’État et le secteur privé. C’est plutôt la complémentarité des deux parties qui conduite à la souveraineté économique, a-t-elle souligné. Elle a plaidé en faveur d’une économie qui crée de l’emploi pour les jeunes qui représentent plus de la moitié de la population.

Le Président du Groupe de la Bad, Dr Sidi Ould Tah (Honoré Bosson)
Le Président du Groupe de la Bad, Dr Sidi Ould Tah (Honoré Bosson)



L’appel de la Secrétaire générale de l’Oif a rencontré l’adhésion du Président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), Sidi Ould Tah, qui pense que « le renfermement des puissances internationales sur elles-mêmes est loin d’être une menace pour l’Afrique. C’est une opportunité », selon lui.

Sidi Ould Tah invite à davantage d’engagement. « Essayons de créer plus d’entrepreneurs africains, plus de milliardaires africains », a-t-il lancé. Pour se faire, la Bad attend appuyer les pays africains à constituer la garantie exigée par les investisseurs privés notamment, parce que leur niveau d’engagement ne le permet plus.

Permettre au secteur privé de disposer de fonds propres – détenus par les Africains eux-mêmes - et le financement des projets innovants qui font peur aux investisseurs sont donc des axes que le Groupe de la Bad entend traiter pour donner un coup de pouce stratégique au processus qui conduira à la souveraineté économique de l’Afrique.



Le 29/09/25 à 13:31
modifié 29/09/25 à 19:43