Rage canine : Des journalistes outillés sur les méthodes de lutte

Les journalistes ont pris part à  un atelier de formation sur les risques liés à la rage. (Ph: Dr)
Les journalistes ont pris part à un atelier de formation sur les risques liés à la rage. (Ph: Dr)
Les journalistes ont pris part à un atelier de formation sur les risques liés à la rage. (Ph: Dr)

Rage canine : Des journalistes outillés sur les méthodes de lutte

Le 27/09/25 à 13:02
modifié 27/09/25 à 13:11
En prélude à la Journée mondiale de la rage 2025, un atelier de formation sur les risques liés à cette maladie a été organisé à l’intention des journalistes le 26 septembre, au Plateau, par le ministère des Ressources animales et halieutiques (Mirah).

Cette session, menée en collaboration avec l’Institut national de l’hygiène publique (Inhp), visait essentiellement à renforcer les capacités des professionnels des médias dans le but de les impliquer davantage dans la sensibilisation.

La rage reste dangereuse et mortelle. Ainsi, la Côte d’Ivoire s’est engagée à lutter contre cette maladie. « Malgré les efforts et les outils déjà mis en place, des cas persistent. Malheureusement, des enfants continuent de mourir de cette maladie », a déploré le Dr Vassely Kallo, directeur des services vétérinaires et du bien-être animal au Mirah. Il a insisté sur l’importance de la prévention : « La rage peut être éradiquée, si la volonté collective est réelle ».

Il a invité les propriétaires d’animaux à les faire vacciner : « Si on veut éradiquer la rage, il faut vacciner au moins un million de chiens par an ».

Dr Michel Assouan, du centre antirabique de l’Institut national d’hygiène publique (Inhp), a rappelé que la rage est une zoonose infectieuse transmise à l’homme dans 99% des cas par le chien. Elle est mortelle à 100% lorsque les premiers signes apparaissent.

La transmission se fait par morsure, griffure ou simple manipulation d’un animal infecté. Les enfants, souvent proches des chiens, sont les plus exposés, tout comme les vétérinaires et les éleveurs. Chez les animaux, tous les mammifères à sang chaud peuvent être porteurs.

Le faible taux de vaccination des chiens, inférieur à 10%, constitue un obstacle majeur à l’éradication. À cela s’ajoutent l’ignorance, la négligence, le coût du vaccin (actuellement à 12 000 Fcfa) et la forte densité de chiens errants.

La rage touche encore 150 pays dans le monde, avec 95% des décès enregistrés en Afrique et en Asie. En Côte d’Ivoire, 83 décès ont été rapportés entre 2021 et 2023. De janvier à septembre 2024, 35 décès ont été enregistrés, dont un cas importé du Burkina Faso. Pour 2025, plus d’une vingtaine de décès sont déjà comptabilisés.

L’atelier a aussi permis de rappeler les gestes de premiers secours en cas de morsure : laver abondamment la plaie, pendant 15 minutes, à l’eau et au savon; appliquer un désinfectant; ne pas couvrir la plaie et se rendre immédiatement dans un centre de santé pour recevoir une vaccination post-exposition.

La progression de la rage, chez l’homme, suit plusieurs étapes : l’incubation, les prodromes (fièvre, troubles digestifs), les signes neurologiques (confusion, désorientation, insomnie), le coma et le décès. Deux formes cliniques existent : la rage furieuse (décès en moyenne en 5 jours) et la rage paralytique (décès en 10 à 15 jours).

Pour conclure, le Dr Michel Assouan a insisté sur la nécessité d’une vaccination annuelle des animaux de compagnie et la lutte contre leur divagation. Selon lui, une couverture vaccinale de 70 % permettrait d’éliminer totalement la rage en Côte d’Ivoire.

La célébration officielle de cette Journée mondiale de la rage aura lieu, le 30 septembre, dans la commune d’Abobo.

Il y aura une vaste campagne de vaccination des animaux, en particulier les chiens et une marche. Le thème retenu est : « Tous ensemble, agissons pour zéro mort de rage en Côte d’Ivoire ».


Le 27/09/25 à 13:02
modifié 27/09/25 à 13:11