Rencontre Leonardo Simão-Blé Goudé : L'apaisement au cœur des échanges
Ce dernier a ensuite affirmé avoir expliqué au Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu le dossier que son parti lui avait déjà confié à Dakar, relatif à la situation de certains leaders politiques ivoiriens radiés de la liste électorale. Une situation qui, selon lui, n’a pas évolué. « Moi-même, je ne suis pas sur la liste électorale, tout comme d’autres leaders. Mais depuis le 8 septembre dernier, nous connaissons désormais la liste définitive des candidats retenus pour l’élection présidentielle du 25 octobre », a expliqué Charles Blé Goudé.
Face à cette situation, il a souligné que les militants des leaders non retenus sont naturellement mécontents. Pour Charles Blé Goudé, deux voies s’offrent alors à tous : la première, la confrontation physique, dont l’histoire récente du pays a montré les conséquences tragiques (morts, blessés, violences, etc.), ce qu’il dit ne plus jamais vouloir pour la Côte d’Ivoire. La seconde, celle qu’il privilégie, est la confrontation dans les urnes. « Nous considérons que le changement souhaité par les Ivoiriens peut s’obtenir sans qu’aucune goutte de sang ne soit versée. Aucun Ivoirien ne doit plus mourir pour la politique », a-t-il soutenu.
Il a ensuite invité les Ivoiriens à « donner leurs voix, pas leur vie ». C’est pourquoi, a-t-il insisté, au Cojep, ils sont déjà engagés pleinement dans le processus électoral. « Comme je l’ai annoncé récemment, j’irai à la rencontre des Ivoiriens pour partager avec eux ma détermination à obtenir le changement uniquement dans les urnes. Cela est possible », a-t-il conclu.
Pour sa part, Leonardo Santos Simão a déclaré : « C’est un plaisir pour moi d’être ici. Il y a deux raisons qui m’amènent au siège du Cojep. La première est diplomatique. Le président Charles Blé Goudé m’a rencontré à Dakar et j’avais donc le devoir de lui rendre visite dans le cadre de cette mission. La seconde raison, c’est de lui exprimer mon admiration. »
Le diplomate a salué Charles Blé Goudé qu’il considère comme un citoyen ayant traversé de nombreuses difficultés sans céder à l’amertume. « Il a choisi la voie de la paix et de la stabilité. Avec cette paix et cette stabilité, les bénéficiaires ne sont pas seulement lui, mais aussi ses concitoyens. Ce n’est pas un choix facile. Nous le félicitons et l’encourageons pour cette décision. Nous travaillons avec lui pour trouver des solutions à ces défis. Tous les pays connaissent des difficultés, mais il faut trouver les moyens d’y faire face. Notre présence est une présence d’encouragement et de soutien pour la voie de la paix et de la stabilité qu’il a choisie », s’est réjoui le Représentant spécial du Secrétaire général de l’Onu.