Sécurité : Le général Vagondo Diomandé réceptionne les clés du poste de police frontière de Kalamon
Le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, le général de corps d’armée Vagondo Diomandé, a précisé qu’une frontière n’est pas seulement une ligne de démarcation géographique, c’est un espace vivant où se rencontre sécurité, échanges humains et une coopération transfrontalière. « En dotant Kalamon d’un poste moderne et fonctionnel, nous affirmons à la fois notre souveraineté et notre volonté de bâtir des frontières ouvertes à la paix, à la sécurité et au développement partagé », a expliqué le général Vagondo Diomandé.
Pour lui, cette infrastructure marque de façon claire les limites du territoire ivoirien et participe aussi à leur contrôle tout en assurant leur sécurisation et aussi en contribuant par ricochet au développement local et national. A l’en croire, comme il ne peut avoir de développement durable sans sécurité durable, le Président de la République Alassane Ouattara met un point d’honneur à doter la Côte d’Ivoire d’un dispositif sécuritaire moderne, adapté aux défis actuels et aux défis futurs.
« Cette vision traduit la volonté du gouvernement de préserver et de consolider les acquis importants de notre marche vers l’émergence. C’est dans ce cadre que s’inscrit la coopération étroite que nous entretenons avec plusieurs partenaires stratégiques », a souligné le ministre, saluant à cet effet, l’excellence de la coopération sécuritaire entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis. Ainsi, à cette collaboration bilatérale exemplaire, s’ajoute l’accompagnement constant de l’organisation internationale pour les migrations. Selon lui, l’Organisation internationale pour les migrations (Oim) joue un rôle majeur dans le renforcement et la gestion intégrée des frontières ivoiriennes.
« L’appui sécuritaire des Etats-Unis à la Côte d’Ivoire est multiforme mais aussi et surtout d’une portée stratégique. Sans prétendre à l’exhaustivité, je voudrais rappeler deux acquis majeurs qui illustrent la fécondité de cette coopération. La mise en œuvre de la doctrine de police de proximité rendue possible grâce au soutien constant des Etats-Unis. Le projet intitulé renforcer les frontières nord de la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo », a souligné le général de corps d’armée.
Car c’est grâce à ce projet que la Côte d’ivoire bénéficie de ce poste frontière de Kalamon. « Ce poste est non seulement un outil stratégique pour la sécurisation de nos frontières, mais un contexte régional marqué par les menaces persistantes est mis à contribution. Il faut aussi voir ces aménagements comme un levier de développement local. Car une frontière sécurisée est aussi une frontière qui encourage la mobilité des biens, les échanges économiques et la mobilisation transfrontalière », a déclaré le général Vagondo Diomandé.
Selon lui, avec la remise officielle des clés de ce poste, ce n’est pas seulement un acte symbolique, mais une consolidation de l’édifice sécuritaire de la Côte d’Ivoire et le renforcement d’une alliance solide et féconde entre la Côte d’Ivoire et les Etats-Unis d’une part, et d’autre part avec l’Oim. « Je puis vous assurer chers partenaires que le personnel affecté à ce poste a été déjà désigné et que le préfet du département de Doropo a été instruit afin de procédé à leur installation officielle », a rassuré le ministre de l’Intérieur et de la sécurité.
Pour l’ambassadeur des Etats-Unis en Côte d’Ivoire, Sem Jessica Davis Ba, ce moment symbolique est le fruit d’une coopération solide entre son pays et la Côte d’Ivoire. Ce projet intitulé re forcer les frontières nord de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Togo, dit-elle, est une vision régionale pour une intégration régionale par le commerce et par la sécurité. « Ce projet vise à renforcer la sécurité et la stabilité dans les zones frontalières. Car la sécurité est nécessaire pour l’investissement, le commerce. Et le poste de police de Kalamon renforce la gestion des frontières protège les communautés vulnérables, consolide les structures étatiques et encourage la coopération transfrontalière », a expliqué la diplomate américaine.
Pour elle, la mise en opération de ce poste de police permettra d’optimiser la gestion des flux migratoires et d’améliorer la sécurité globale dans les zones nord-Est de la Côte d’Ivoire. « Il est doté d’installations de pointe pour le contrôle de passeports, la délivrance des visas, la vérification d’identité et la coopération transfrontalière », dit-elle.
Le chef de mission de l’Oim en Côte d’Ivoire, David Preux, a souligné que la gestion des frontières ne se limite pas aux impératifs sécuritaires. Elle s’inscrit dans une vision plus large pour l’avenir de la Côte d’Ivoire. Ainsi, un investissement dans les frontières est aussi un investissement dans la postérité et la stabilité du pays et donc de la sous-région.
« Bien plus d’une simple infrastructure, le poste de police frontière de Kalamon est un outil au service de la paix, de la mobilité et de la coopération transfrontalière. Il contribuera à améliorer la gestion des flux migratoires, à renforcer la sécurité dans la zone nord-Est et à consolider la présence de l’Etat aux frontières », dit-il.
Aussi, a-t-il rappelé que l’inauguration de ce poste n’est pas une fin, mais un jalon. Car elle ouvre la voie à de nouvelles étapes : développer d’autres postes frontaliers dans les zones stratégiques pur renforcer la présence de l’Etat et promouvoir l’intégration régionale ; étendre l’usage des systèmes de collecte et d’analyse des données migratoires ; mettre en place des capacités spécialisées pour la police des frontières et approfondir la coopération régionale à travers le partage d’informations et les opérations conjointes.
« La réussite de ces efforts dépendra aussi de l’engagement continu des communautés frontalières, acteurs essentiels de la stabilité et de la confiance. Ensemble, nous avons franchi une étape importante. Ensembles, nous continuerons à faire des frontières non pas des lignes de séparation, mais des espaces de coopération, de sécurité et de développement partagé.