Présidentielle 2025/Amadou Coulibaly aux journalistes: "Vous avez le devoir de ne publier que des informations équilibrées..."

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly. (Ph: Dr)
Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly. (Ph: Dr)
Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly. (Ph: Dr)

Présidentielle 2025/Amadou Coulibaly aux journalistes: "Vous avez le devoir de ne publier que des informations équilibrées..."

L’Autorité nationale de la presse(Anp) a organisé un panel, le 17 septembre 2025, à la Maison de la presse autour du thème : « Couverture des élections en toute indépendance entre pression politique, contrainte économique, exigence déontologique et responsabilité sociale ». Cela, dans le cadre de la clôture des master classes des spécialités “grands genres journalistiques” et “journalisme politique” auxquelles ont pris part 42 journalistes professionnels issus de différentes rédactions.

Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a, d’entrée, salué la « pertinence » du thème. Un thème qui, selon lui, est d’actualité, notamment avec la tenue de l’élection présidentielle prévue le 25 octobre 2025, qui, a-t-il dit, suscite « déjà beaucoup de débats fort passionnants ».

Pour le ministre de la Communication, la Côte d’Ivoire est un pays de liberté d’expression et de pensée. Ce constat se traduit par la tonalité des différents quotidiens qui animent la presse et les débats qui prévalent sur les réseaux sociaux. Cependant, il a indiqué que Internet est un monde qu’il convient de « régulariser ».

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« J’ai fait ce petit rappel pour que nous sortions de l’émotion virale dans laquelle nous sommes. Chaque fois qu’un utilisateur de réseaux sociaux est interpellé, c’est l’application de la loi. Tous ceux qui vont enfreindre la loi vont en connaître la rigueur », a déclaré le ministre de la Communication. Puis d’ajouter : « Quant à vous, les journalistes, mais surtout, chers récipiendaires, vous avez le devoir de ne publier que des informations équilibrées, impartiales, exactes, honnêtes et fiables. Vous le savez, aussi bien que moi, que l’information vraie est un pilier fondamental de la démocratie et du vivre-ensemble. Mal utilisée, elle devient une arme redoutable pour la cohésion sociale et la paix. C’est pour cela que nous parlons de responsabilité. »

Amadou Coulibaly s’est dit toutefois fier de la presse aujourd’hui, qui, de son point de vue, a pris conscience de sa responsabilité dans le maintien d’un climat de paix et de cohésion. Il a donc saisi l’opportunité pour féliciter l’Anp qui, à travers son président Samba Koné, mène des actions dans ce sens.

Quant aux deux panélistes du jour, Dr Alfred Dan Moussa, journaliste formateur et ancien directeur général de l’Institut des sciences et techniques de la communication (Istc) Polytechnique, et Matar Sall, expert sénégalais en droit des médias, de la régulation et du numérique, ils ont exhorté les journalistes à faire preuve de professionnalisme lors de cette présidentielle.

Dr Alfred Dan Moussa a fait savoir aux journalistes que la seule pression qu’ils doivent avoir durant la couverture médiatique de cette période, c’est celle du respect du code d’éthique et de déontologie. « En vérité, il n’y a pas de pression. Ce que le public attend, c’est qu’on leur serve des informations vérifiées », a-t-il affirmé.

Matar Sall a, de son côté, insisté sur le fait que les journalistes doivent veiller à rester indépendants dans la couverture médiatique de l’élection, quelle que soit la ligne éditoriale de leur presse. Selon lui, une rédaction peut avoir une ligne éditoriale, mais dans la couverture, elle doit appliquer le principe de l’équilibre et de l’équité.

L’expert sénégalais a conseillé aux professionnels de se tourner vers les sources autorisées en ce qui concerne la proclamation des résultats de l’élection. « En période électorale, ce ne sont pas toutes les informations qu’on diffuse parce que les professionnels des médias ont une grande responsabilité dans la stabilité du pays. » a-t-il souligné.

Présente à cette rencontre, l’ancienne ministre et présidente du partie politique Union républicaine pour la démocratie, Danielle Boni Claverie, a estimé que l’« important » pour les professionnels des médias, c’est de veiller à la vérification des faits. Mais, dans le traitement de l’information, elle leur a recommandé d’appliquer les règles enseignées dans les Instituts de formation qui précisent que le journaliste doit séparer les commentaires des faits.

DANIELLE SERI (stagiaire)