Procureur de la République : « La Côte d’Ivoire ne connaît ni enlèvements ni disparitions forcées »

Le procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan, Koné Braman Oumar
Le procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan, Koné Braman Oumar
Le procureur de la République près le tribunal de première instance d'Abidjan, Koné Braman Oumar

Procureur de la République : « La Côte d’Ivoire ne connaît ni enlèvements ni disparitions forcées »

Le 18/09/25 à 16:28
modifié 18/09/25 à 16:34
Le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance d’Abidjan a tenu à clarifier, dans un communiqué rendu public, ce jeudi 18 septembre 2025, les accusations relayées par certains responsables politiques et organes de presse faisant état « d’enlèvements » perpétrés par des individus encagoulés lors d’opérations de Police et de Gendarmerie.

Selon le Procureur, ces allégations, qui assimilent des interpellations d’individus en situation infractionnelle à des enlèvements, visent à discréditer les forces de sécurité. « Le dessein inavoué d’un tel narratif est de faire croire à l’opinion nationale et internationale qu’il existe des milices au service du régime en place, agissant en dehors de toute base légale, ce qui n’est pas conforme à la réalité », a-t-il indiqué.

Des opérations encadrées par la loi

Le magistrat a rappelé que toutes les opérations d’interpellation menées par les services de Police et de Gendarmerie se déroulent sous son autorité, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale. Elles n’ont donc rien de clandestin. Le port de cagoules par certains agents lors des interventions, a-t-il précisé, relève d’un mode opératoire spécifique à certaines unités, comme cela se pratique dans de nombreux pays.

Le Procureur a tenu à rassurer les populations : la Côte d’Ivoire ne connaît ni enlèvements, ni séquestrations, ni disparitions forcées. Toutes les personnes interpellées sont soumises à des enquêtes régulières et, le cas échéant, à des procédures judiciaires conformément à la loi.

Par ce communiqué, le Parquet entend réaffirmer la légalité et la transparence des actions menées par les forces de l’ordre et préserver la confiance entre les citoyens et les institutions judiciaires et sécuritaires.



Le 18/09/25 à 16:28
modifié 18/09/25 à 16:34