Échanges commerciaux : Une campagne nationale pour accélérer l’inclusion financière
La cérémonie de lancement a été présidée par Aimé Kablan Koizan, directeur général du Commerce intérieur, représentant le ministre du Commerce et de l’Industrie. L’un des points forts de cette campagne est la réduction exceptionnelle du coût de délivrance de la carte de commerçant, qui passe de 10 500 Fcfa à 5 500 Fcfa. Cette mesure vise à lever les obstacles financiers, faciliter l’adhésion massive des commerçants et encourager leur inscription au Fichier national des commerçants et entreprenants (Fnce).
Au-delà de cet allègement, la campagne entend vulgariser l’usage des solutions financières digitalisées (paiements électroniques, mobile money, services bancaires) et renforcer la conformité réglementaire des opérateurs.
Pour Aimé Kablan Koizan, « le succès de cette campagne dépend de l’implication de chacun : commerçants, émetteurs de monnaie électronique, institutions financières et autorités locales ». Il a appelé tous les acteurs à saisir cette opportunité afin de bâtir « un écosystème commercial moderne, transparent et inclusif, gage de compétitivité et de prospérité partagée ». Et de faire cette précision : « À travers cette campagne, la Direction générale du commerce intérieur affirme son ambition : bâtir un commerce intérieur moderne, formalisé et inclusif, véritable moteur de prospérité et de bien-être social pour nos populations ».
De son côté, Soumahoro Farikou, député-maire d’Adjamé et président de la Fédération nationale des acteurs du commerce de Côte d’Ivoire (Fenacci), a plaidé pour un soutien accru aux faîtières. « Notre objectif n’est pas de freiner cette action, mais de garantir son succès. La carte de commerçant doit être un véritable outil de formalisation, d’accès au crédit et à la protection sociale, et non un simple document administratif », a-t-il affirmé.
Le directeur de l’Apif, Patrice Brou, a, pour sa part, salué cette initiative, qu’il a qualifiée de pas décisif vers une inclusion financière durable et responsable. « Nous croyons fermement que chaque commerçant, formalisé et connecté aux services financiers digitaux, devient un acteur pleinement intégré dans l’économie nationale, capable de sécuriser ses activités, de bénéficier de nouveaux partenariats et de contribuer activement au développement économique de notre pays », a-t-il dit.