Préservation des océans : L’accord de l’OMC sur les subventions à la pêche entre en vigueur

Plus des deux tiers des membres ont ratifié le texte. (Ph: Dr)
Plus des deux tiers des membres ont ratifié le texte. (Ph: Dr)
Plus des deux tiers des membres ont ratifié le texte. (Ph: Dr)

Préservation des océans : L’accord de l’OMC sur les subventions à la pêche entre en vigueur

Le 16/09/25 à 16:39
modifié 17/09/25 à 14:45
L’accord sur les subventions à la pêche de l’Organisation mondiale du commerce (Omc) est désormais entré en vigueur. Cette décision capitale, qui marque un tournant décisif dans le secteur du commerce, a été annoncée au monde entier, à Genève (Suisse), lors d’une réunion extraordinaire du Conseil général de l’Omc, le 15 septembre 2025. L’information a été donnée à travers un communiqué de presse de l’organisation.

Ce pas majeur engage les membres à réduire les milliards de dollars de dépenses annuelles consacrées aux subventions les plus néfastes, celles qui contribuent à l’épuisement des stocks de poissons marins.

L’accord sur les subventions à la pêche est le premier accord multilatéral de l’Omc axé sur la durabilité environnementale. Il interdit désormais le soutien gouvernemental aux activités de pêche illégales et à la surexploitation des stocks, ouvrant ainsi la voie à une gestion plus responsable des océans.

Dans un communiqué de l’Omc, Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l’organisation, a salué cet engagement collectif, rappelant que cet accord constitue un « repère pour la gouvernance du commerce mondial ». Pour elle, il incarne l’idée que le commerce doit servir non seulement les économies, mais aussi les populations et la planète. Face aux défis mondiaux, cet accord envoie un message fort : l’esprit de coopération et de responsabilité partagée.

L’officialisation de l’entrée en vigueur, symbolisée par la remise des instruments d’acceptation au président du Conseil général, l’ambassadeur Saqer Abdullah Almoqbel d’Arabie saoudite, marque l’intégration définitive de cet accord dans le cadre juridique de l’Omc. Avec plus des deux tiers des membres ayant ratifié le texte, dont le Brésil, le Kenya, le Vietnam et les Tonga, le chemin est désormais tracé.

Ngozi Okonjo-Iweala a également encouragé tous les membres restants à ratifier cet accord d’ici la 14e Conférence ministérielle prévue en mars 2026, « où nous aurons l’occasion de célébrer ensemble cette réussite collective », a-t-elle ajouté.

De son côté, l’ambassadeur Saqer Abdullah Almoqbel, président du Conseil général, a souligné que cet accord est le fruit d’une véritable volonté politique et d’une coordination rigoureuse, reflet d’une vision partagée d’une pêche mondiale durable. Il a annoncé que le Mali et Oman ont déjà ratifié l’accord et déposeront leurs instruments d’acceptation « dans un avenir très proche ».

Ce nouvel élan est d’autant plus crucial que, selon les dernières données (2021), 35,5 % des stocks mondiaux de poissons sont aujourd’hui surexploités, contre seulement 10 % en 1974. On estime que les subventions aux activités de pêche maritime s’élèvent à 35 milliards de dollars par an à l’échelle mondiale. Sur ce montant, environ 22 milliards de dollars sont considérés comme néfastes et contribuent directement à l’épuisement des stocks marins.


Le 16/09/25 à 16:39
modifié 17/09/25 à 14:45