Réévaluation stratégique et gouvernance: Les conseils d’administration africains à l’école de la performance
Maître Michel Brizoua-Bi a rappelé que l’objectif de cette rencontre est d’offrir un cadre d’échanges, d’interaction et d’apprentissage mutuel. Selon lui, le conseil d’administration est le siège du pouvoir d’une entreprise. « C’est en son sein que les administrateurs doivent, avec compétente, audace et innovation, exercer leur mission en coopération avec les directions générales », dit-il.
« Ce séminaire est un espace de partage que je souhaite voir se transformer en une rencontre, en un enseignement mutuel », a-t-il conclu, tout en appelant, à travers cette rencontre, à bâtir un avenir meilleur pour les entreprises. Gilles Atayi, spécialiste en planification stratégique, s’est prononcé sur les fondamentaux stratégiques, en soulignant que « la planification, c’est la capacité de prévoir, mais aussi de s’engager à exécuter les promesses faites ».
Il a indiqué qu’une organisation qui ne planifie pas son avenir court à sa perte. La planification, mentionne-t-il, repose sur une co-responsabilité et doit s’appuyer sur une connaissance fine du terrain. « La planification demande du recul. Le manque de discipline tue les administrations. La planification obéit à la prévision et à l’exécution », a-t-il insisté.
Selon lui, une bonne planification passe par plusieurs étapes clés : l’analyse de la situation, les priorités, les objectifs, les stratégies et plan d’action et l’exécution. C’est pourquoi, affirme Gilles Atayi, une organisation doit se donner le temps de penser à ce qu’elle peut réaliser en tenant compte du potentiel et des contraintes de l’environnement dans lequel elle évolue. Elle doit s’interroger sérieusement sur ce qu’elle veut vraiment.
Il a aussi rappelé les qualités essentielles d’un bon chef : « Il inspire, il dirige et il accomplit. Grâce à une capacité d’engagement, de mobilisation... qui donne l’inspiration et la direction ».
Le général Touré Sékou, président du conseil d’administration de la Sotra, a salué l’initiative, soulignant que ce séminaire de deux jours représente une opportunité précieuse pour améliorer les performances à la tête de son organisation. « De l’armée au transport, il y a une grande différence », a-t-il confié, mettant en lumière les défis spécifiques de la gouvernance civile.