Soutien aux réfugiés ghanéens: Le Président Alassane Ouattara apporte son aide aux déplacés à la frontière de Bouna
Une mobilisation du gouvernement ivoirien
Le lundi 15 septembre 2025, une délégation gouvernementale s’est rendue à Vonkoro, localité frontalière accueillant de nombreux réfugiés. Conduite par le ministre en charge des Affaires étrangères, Léon Kacou Adom, et la ministre de l’Économie, du Plan et du Développement, Kaba Nialé, originaire du Bounkani, la mission a apporté le message de compassion du gouvernement ivoirien.
À cette occasion, une enveloppe de 10 millions de Fcfa, plusieurs tonnes de riz et des bidons d’huile ont été remis aux réfugiés ainsi qu’aux populations hôtes, dans un esprit de solidarité partagée. « J’ai été impressionné par la bonne ambiance qui règne entre déplacés et villageois. Il est même difficile de distinguer qui est du Ghana et qui est de Vonkoro », a déclaré le ministre Léon Kacou Adom.
La solidarité ivoiro-ghanéenne
Le ministre a salué la réactivité des autorités ghanéennes, notamment le Président John Dramani Mahama, qui a dépêché sur place son ministre des Affaires étrangères, Samuel Okoudzeto, accompagné d’une forte délégation. « Mon homologue ghanéen m’a assuré que toutes les dispositions sont prises pour un retour rapide et sécurisé des réfugiés dans leur pays », a-t-il indiqué, rappelant que le Ghana avait, par le passé, accueilli des milliers d’Ivoiriens fuyant la crise post-électorale de 2010-2011.
Pour sa part, la ministre Kaba Nialé s’est réjouie de la cohésion observée entre réfugiés et populations locales. Elle a invité les déplacés à respecter les coutumes de leurs hôtes afin de renforcer la fraternité et le vivre-ensemble. « Nous ferons tout pour préserver la paix et la stabilité dans notre région », a-t-elle assuré.
Un symbole de fraternité africaine
Cette chaîne de solidarité, à la fois gouvernementale, communautaire et transfrontalière, témoigne de la force des liens entre la Côte d’Ivoire et le Ghana. Deux nations unies par l’histoire et appelées, dans l’épreuve comme dans la prospérité, à bâtir ensemble un avenir de paix. Comme l’a résumé un responsable local : « Ici, réfugiés et autochtones vivent déjà comme une seule famille. La meilleure réponse à la violence, c'est la fraternité. »