Collectivités territoriales/Autonomisation de la femme: Le plaidoyer de Rebecca Yao pour un modèle de budgétisation sensible au genre

La présidente de DVE, Rebecca Yao, une actrice engagée pour l'autonomisation de la femme. (Ph: Dr)
La présidente de DVE, Rebecca Yao, une actrice engagée pour l'autonomisation de la femme. (Ph: Dr)
La présidente de DVE, Rebecca Yao, une actrice engagée pour l'autonomisation de la femme. (Ph: Dr)

Collectivités territoriales/Autonomisation de la femme: Le plaidoyer de Rebecca Yao pour un modèle de budgétisation sensible au genre

Le 11/09/25 à 13:47
modifié 11/09/25 à 17:19
L’épanouissement et l’autonomisation des femmes en zone rurale doivent nécessairement passer par une intégration du genre dans les instruments de budgétisation et de planification. La présidente de la société coopérative Diabo ville émergente (Dve), un modèle d’organisation en la matière, s’est prononcée sur le sujet, samedi dernier, lors d’un entretien avec la presse.

Sa structure, indique-t-elle, s’est fixée pour objectif de donner les moyens aux femmes de subvenir aux besoins incompressibles de leur ménage, et donc d’avoir des ressources régulières. « C’est dans cette optique que nous avons décidé de nous appuyer sur l’agriculture, principale activité des populations en zone rurale. Nous avons mis en place une politique visant à sortir nos mamans de l’agriculture de subsistance pour les orienter vers une agriculture commerciale. L’idée étant de les aider à cultiver de plus grandes surfaces et d’avoir plus de revenus », a expliqué Rebecca Yao. Soulignant que le choix s'est porté sur le riz, denrée la plus consommée en Côte d’Ivoire.

La présidente de Diabo ville émergente assure que son engagement est porté par une conviction profonde. Qui est que l’autonomisation des femmes rurales est essentielle pour le progrès de la société. « Ce qui me meut, c’est voir les femmes, surtout en milieu rural, se réapproprier leur destin, prendre des initiatives dans l’entrepreneuriat agricole et s’engager pour le développement durable de leur communauté. C’est aussi l’idée qu’en mettant en place des programmes de renforcement des capacités, de médiation et de prévention des conflits, nous pouvons restaurer la paix et la cohésion sociale. Je me sens animée par la force collective des femmes pour transformer durablement notre société », a confié Rebecca Yao.

Pour elle, il n’y a plus de temps à perdre. Il urge que les décideurs et les collectivités locales fassent un clin d’œil au genre dans leurs plans d’actions et budgets. Cette ligne budgétaire doit prendre en compte le renforcement des capacités des femmes. Il faut aussi que des donateurs et des mécènes s’intéressent aux initiatives d’amélioration des conditions de vie de la femme.


Le 11/09/25 à 13:47
modifié 11/09/25 à 17:19