Obasanjo à l’IATF2025 : « L’Afrique doit cesser d’externaliser son développement »

Le président Obasandjo
Le président Obasandjo
Le président Obasandjo

Obasanjo à l’IATF2025 : « L’Afrique doit cesser d’externaliser son développement »

Le 09/09/25 à 03:54
modifié 09/09/25 à 04:01
La quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine (#IATF2025) a été marquée, le 8 septembre 2025, par des échanges percutant avec S.E. Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigéria et président du Conseil consultatif de l’IATF.

« Arrêtons d’externaliser notre développement », a-t-il lancé, rappelant que l’avenir de l’Afrique ne saurait être confié à d’autres. Sa vision pour 2040 repose sur trois piliers : intégration, connaissance et solutions africaines.

Son message, à la fois clair et urgent, a résonné comme un véritable appel à l’unité et à l’autodétermination du continent.

« Nous devons nous équiper adéquatement de connaissances – connaissance du monde, de nous-mêmes, de ce qui ne va pas chez nous et de ce que nous pouvons accomplir », a insisté Obasanjo. Pour lui, la véritable force de l’Afrique réside dans sa capacité à identifier ses failles et à y apporter des solutions locales, adaptées et durables.

Reconnaissant la diversité culturelle, linguistique et économique du continent, l’ancien chef d’État a rappelé que « ce qui nous unit doit être plus fort que ce qui nous divise ». Il a exhorté les gouvernements, les entreprises et surtout la jeunesse africaine à se détourner des systèmes extérieurs « qui ne sont pas conçus pour notre progrès », au profit de cadres comme la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et l’IATF elle-même.

Dans une analyse franche, Obasanjo a dénoncé les mécanismes inéquitables du commerce mondial, de la finance et de la géopolitique – du rôle du FMI à la tarification injuste des matières premières africaines. Il a plaidé pour un renforcement des échanges intra-africains, l’adoption de systèmes de paiement en monnaie locale et l’investissement massif dans des infrastructures régionales, afin de briser le cycle de dépendance.

Le président Obasanjo a invité le continent à bâtir ses propres modèles économiques, à miser sur sa jeunesse et à s’appuyer sur sa richesse culturelle et naturelle pour s’imposer comme un acteur incontournable de la prospérité mondiale.

Envoyé spécial à Alger



Le 09/09/25 à 03:54
modifié 09/09/25 à 04:01