Sommet "Creative Africa Nexus" à Alger : Oswald Boateng fait de la mode africaine une force mondiale

Ozwald Boateng
Ozwald Boateng
Ozwald Boateng

Sommet "Creative Africa Nexus" à Alger : Oswald Boateng fait de la mode africaine une force mondiale

Le 06/09/25 à 22:13
modifié 06/09/25 à 22:15
Au cœur du Sommet Creative Africa Nexus (CANEX), organisé en marge de l’IATF2025, la mode a trouvé une tribune vibrante à travers la session « Fashion with Oswald Boateng ». L’icône mondiale de la couture a livré, le 6 septembre 2025, un témoignage inspirant sur la puissance de la créativité africaine, la quête de sens et la place de la technologie dans l’avenir de l’industrie.

Identité comme force, non comme limite

Oswald Boateng, premier créateur noir à diriger une maison de couture sur la mythique Savile Row à Londres, a partagé son parcours avec une sincérité marquée. Revenant sur ses débuts, il a raconté comment il a dû trouver un équilibre entre visibilité et compétence :

« Au début, je voulais que mon travail parle de lui-même. Mais une fois que le monde a vu qui j'étais, l’attention s’est déplacée vers ma personne. Le vrai défi a alors été de ramener le regard vers le travail. »

Pour Boateng, l’identité africaine n’est pas une barrière, mais un socle puissant. Qu’il s’agisse d’habiller des célébrités internationales, des chefs d’État ou même des familles royales, il a toujours positionné la culture africaine comme un atout dans l’univers globalisé de la mode.

Interrogé sur l’avenir de la mode, Boateng a insisté sur le rôle décisif de la technologie. De la conception sur mesure à la réduction des déchets textiles, l’innovation numérique transforme déjà les chaînes de valeur. Mais pour lui, une dimension reste intouchable :« Le design est spirituel. C’est la partie que la technologie ne pourra jamais remplacer. »

Ce lien entre esthétique et transcendance, entre technique et émotion, illustre une vision où la mode devient un langage universel et intemporel.

Mode, récit et pouvoir culturel

À l’adresse des jeunes créateurs africains présents à Alger, Boateng a livré un conseil sans détour : partir d’un but. « La première question est : pourquoi ? Si votre message a un sens, il trouvera toujours un public. »

Cette invitation à conjuguer créativité et vision résonne comme un appel à faire de la mode un levier de transformation économique et culturelle.

La session « Fashion with Oswald Boateng » a démontré que la mode dépasse largement le simple style vestimentaire. Elle est narration, affaire et pouvoir culturel. Avec une vision claire, elle peut remodeler les industries, affirmer les identités et renforcer la place de l’Afrique dans le concert des nations créatives.

À travers son témoignage, Oswald Boateng a rappelé que la mode africaine n’est pas seulement une esthétique, mais aussi un instrument de puissance douce (soft power) capable de projeter l’Afrique sur la scène mondiale.



Le 06/09/25 à 22:13
modifié 06/09/25 à 22:15