Accélération de la promotion des droits enfants: L’Unicef et la Chambre des rois et chefs traditionnels unissent leurs forces

Sa Majesté Amon Tanoé, président de la Cnrct, et Jean-François Basse, Représentant de l’Unicef en Côte d'Ivoire, ont signé la déclaration d’engagement. (Ph: Dr)
Sa Majesté Amon Tanoé, président de la Cnrct, et Jean-François Basse, Représentant de l’Unicef en Côte d'Ivoire, ont signé la déclaration d’engagement. (Ph: Dr)
Sa Majesté Amon Tanoé, président de la Cnrct, et Jean-François Basse, Représentant de l’Unicef en Côte d'Ivoire, ont signé la déclaration d’engagement. (Ph: Dr)

Accélération de la promotion des droits enfants: L’Unicef et la Chambre des rois et chefs traditionnels unissent leurs forces

Le 04/09/25 à 11:25
modifié 04/09/25 à 15:07
L’Unicef met les bouchées doubles pour la promotion des enfants et des adolescents, et la transformation de leur vie, notamment par le respect de leurs droits. L’organe onusien a scellé une alliance avec la Chambre nationale des rois et des chefs traditionnels (Cnrct).

Cette alliance s’est matérialisée par la signature le 3 septembre 2025, à Yamoussoukro, de la Déclaration d’engagement entre Sa Majesté Amon Tanoé, président de la Cnrct, et Jean-François Basse, Représentant de l’Unicef. Il s’agit d’un « partenariat unique », selon un communiqué de l’Unicef, qui incarne la volonté des deux entités de bâtir une nouvelle ère de collaboration en Côte d'Ivoire.

Il faut le signaler, l’officialisation de la collaboration entre l’Unicef et la Chambre des rois s’est tenue en marge des Journées de dialogue stratégique de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels en faveur de la promotion des droits des enfants et des adolescents en Côte d’Ivoire.

Le Représentant résident de l’Unicef s’est félicité de cet aboutissement. Mais il en a profité pour dresser un bilan des défis encore à relever pour la protection des enfants et adolescents. Il a mis en avant, entre autres, la non déclaration des naissances, la persistance des croyances et pratiques néfastes (comme l'idée qu'un œuf rend un enfant voleur), le règlement à l'amiable des cas de violence, la dissimulation des enfants en situation de handicap.

Jean-François Basse souhaite que des efforts soient davantage faits pour le renforcement des droits en Côte d’Ivoire. « Pour chaque enfant, où qu’il vive en Côte d’Ivoire, nous nous engageons à ce qu’il puisse jouir pleinement de ses droits, grandir en sécurité, en bonne santé, être éduqué et réaliser son plein potentiel », a soutenu Jean-François Basse.

Cette rencontre a été rehaussée par la présence de la ministre de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, Pr Mariatou Koné. Elle a salué cette initiative qui, selon elle, contribuera à une meilleure promotion des jeunes de moins de 18 ans, une frange qui représente « une proportion très importante, soit 44,83 % de la population ».

Selon notre source, cette déclaration d’engagement va permettre de passer de la théorie à la pratique, en intégrant les programmes de santé, d'éducation et de protection au sein des communautés, là où les normes sociales se forment et où les droits des enfants doivent être défendus quotidiennement. Il s’agira surtout d’intégrer « la protection des enfants dans les répertoires des us et coutumes, la promotion de la déclaration de naissance à travers les canaux traditionnels, et des campagnes de sensibilisation pour combattre les préjugés et les pratiques néfastes ».

Sa Majesté Amon Tanoé a réaffirmé le rôle essentiel des rois et chefs traditionnels, en tant que gardiens des us et coutumes, et leaders communautaires écoutés. Mais il a également mis en évidence leur capacité à influencer les comportements et à faire évoluer les mentalités.


Le 04/09/25 à 11:25
modifié 04/09/25 à 15:07